Bruxelles : selon une étude, l'endroit où l'on vit influence l'âge auquel on fait des enfants

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temporary-20210125113621 - © bernie_photo - Getty Images/iStockphoto

Dans une étude sur les contrastes de la fécondité bruxelloise pour Brussels Studies (revue scientifique de recherche sur Bruxelles), les chercheurs ont croisé l’endroit où les Bruxelloises résident, leur niveau d’étude et de revenu avec le nombre d’enfant qu’elles mettent au monde.

Grâce à cet angle d’étude original, l’étude a pu déterminer que les endroits où les femmes vivent à Bruxelles influencent le moment où elles sont susceptibles d’avoir des enfants, comme l’explique Mathieu Buelens, géographe à l’ULB, et auteur de l’étude : "Les femmes qui habitent dans la première couronne ouest de Bruxelles, que l’on appelle communément le croissant pauvre, vont avoir trois fois plus de chance d’avoir un enfant alors qu’elles ont moins de 20 ans que les femmes de la même nationalité, ayant les mêmes revenus mais qui habitent dans les quartiers plus périphériques du sud, d’Uccle ou des deux Woluwe."

Une explication

En moyenne, à Anderlecht ou à Molenbeek par exemple, on a tendance à avoir des enfants vers 25-26 ans, à Ixelles ou Etterbeek c’est plutôt à 32 ans.

Une explication à ce phénomène est que dans certains quartiers, il est plus ou moins bien vu d’avoir des enfants tôt.

L’accès à la propriété est également un élément à prendre en compte. Dans les quartiers du sud, plus chers qu’à l’ouest, on a tendance à acheter plus tard et donc à décider d’avoir des enfants plus tard, lorsque l’on est installé.

Un taux de fécondité inférieur à 2

2,1 enfants par femme, c’est le seuil de renouvellement de la population. Lorsqu’il est inférieur à ce chiffre, comme c’est le cas à Bruxelles, on aura une diminution de la population. Des chiffres qui sont à relativiser, précise le géographe. "Ce qui va déterminer l’accroissement ou la décroissance de la population bruxelloise ce sera plutôt les migrations, avec surtout les migrations internes à la Belgique, les migrations européennes et en troisième lieu, les migrations internationales hors Europe. "

Selon l’enquête, il y a plus de Bruxellois qui quittent Bruxelles que de Flamands ou wallons qui viennent y vivre. Par conséquent, si on prenait en compte uniquement l’immigration nationale, Bruxelles perdrait des habitants.

L’étude complète est à découvrir sur le site de Brussels Studies.

 

 

 

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