Bruxelles: se garer dans certaines rues bientôt plus cher qu'en sous-sol ?

A Jette, la commune et son échevine Groen de la mobilité viennent de lancer une zone "grise" de parking dans les rues autour de la place du Miroir, où se trouve un parking sous-terrain
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A Jette, la commune et son échevine Groen de la mobilité viennent de lancer une zone "grise" de parking dans les rues autour de la place du Miroir, où se trouve un parking sous-terrain - © THIERRY ROGE - BELGAIMAGE

Réduire le nombre de voitures qui se garent dans les rues à Bruxelles. C’est la volonté de la Région bruxelloise qui travaille actuellement sur une nouvelle ordonnance pour le stationnement automobile dans les 19 communes, indique ce vendredi le journal L’Echo.

Pour y arriver, la ministre Groen de la mobilité Elke Van Den Brandt voudrait notamment créer une nouvelle catégorie de zone de parking : les zones dites "grises". Il s’agit de zones, de rues en fait, qui se trouvent juste à côté ou autour d’un parking sous-terrain. Avec un principe simple : le prix du parking dans ces rues doit devenir plus cher que dans le parking sous-terrain voisin. Histoire de pousser les automobilistes à se garer en sous-sol, plutôt que le long des rues. Histoire aussi de rendre cet espace dans les rues aux habitants pour qu’ils se garent plus facilement dans leur quartier ou pour supprimer ces places afin d’y développer d’autres activités.

La commune de Jette vient par exemple de se lancer dans l’expérience en créant une zone grise autour du parking sous-terrain de la Place du Miroir.

Passer par les communes

Mais pour mettre au point ces zones grises, il faudra convaincre les communes de les créer. Et, du coup, ce projet d’ordonnance pourrait aller jusqu’à sanctionner les communes qui ne joueraient pas le jeu et ne feraient pas payer davantage le stationnement en surface lorsqu’un parking en sous-sol se trouve à proximité. Comment ? Par exemple, en réduisant les subsides que la région verse aux communes en matière de mobilité. Donc, moins d’argent pour refaire les routes ou placer des panneaux de signalisation, notamment.

Le but est aussi d’harmoniser la politique de parking dans les 19 communes. Parce que, pour l’instant, il faut l’avouer, ce n’est pas vraiment le cas. Sur ces 19 communes, seules 10 ont jusqu’ici confié la gestion de leur parking à l’agence régionale de stationnement Parking. brussels. Et les systèmes d’horodateurs (et de tarifs) sont assez variables d’une commune (et donc parfois aussi d’une rue) à l’autre.

Et ces places supprimées, elles seront compensées ?

Pas forcément. Selon la Région, il y a aujourd’hui 940.000 places au total en Région bruxelloise. Une sur trois se trouvent en rue. Le reste en sous-sol ou dans des garages privés. Or, ces places couvertes, elles seraient actuellement sous-utilisées, notamment la nuit. En en facilitant l’accès et en les rendant moins chères, on compenserait la perte de places dans les rues, ajoute encore la région.

Un coût du parking aussi selon le type de voiture et le moment ?

Dans son ordonnance, la région voudrait aussi introduire une autre possibilité : celle de faire payer plus cher le parking en fonction du type de véhicule ou des heures de la journée. Par exemple, faire payer plus cher un gros 4x4 très polluant ou augmenter le prix des places autour des salles de concerts les soirs de représentation. Mais tout cela devra être discuté avec les communes et accepté par ces dernières. Des discussions qui vont débuter lors de la prochaine conférence des bourgmestres bruxellois prévue ce mercredi 24 février. L’objectif est que la nouvelle ordonnance parking puisse s’appliquer début de l’année prochaine.

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