Bruxelles: organiser la fête du sacrifice est bien compliqué cette année

La fête du sacrifice doit avoir lieu le 24 septembre prochain, mais le conseil consultatif des mosquées de la Ville de Bruxelles appelle au boycott après la décision prise en Flandre et en Wallonie, d'obliger l'étourdissement des bêtes avant l'égorgement. Résultat: la Ville de Bruxelles annonce qu'elle renonce à installer un site d'abattage temporaire puisque, dit-elle, elle perd son principal partenaire pour l'organiser.

Pour la première fois cette année, ces deux régions interdiront donc l'égorgement de moutons qui n'ont pas été étourdis auparavant.

Une règle incompatible avec la pratique religieuse, c'est ce qu'estiment beaucoup de musulmans qui en appellent donc au boycott, même en Région bruxelloise.

Parmi les contestataires, les membres du conseil consultatif des mosquées de la Ville de Bruxelles. Le partenaire historique des autorités renonce donc à mettre à disposition les bénévoles et le matériel nécessaires au bon déroulement du sacrifice.

Exit Bruxelles-Ville, la Région bruxelloise ne disposera donc plus que de trois sites d'abattage temporaires. Mais Molenbeek, Anderlecht et Schaerbeek n'accueilleront que les habitants de leur commune ou de celles avec qui un partenariat est noué.

Rien n'est donc prévu pour les musulmans habitant sur le territoire de Bruxelles-Ville, où l'an dernier, 400 moutons avaient été égorgés dans l'abattoir temporaire. Pour autant, la Ville ne s'attend pas à une recrudescence d'abattages clandestins.

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