Bruxelles : les renards sont de sortie

Bruxelles : les renards sont de sortie
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Présents en nombre toute l’année dans la capitale belge, les renards sont particulièrement visibles en ce moment. La raison ? C’est aux mois d’août et de septembre que les jeunes atteignent une taille adulte. Ils partent alors à la conquête de territoires occupés par d’autres adultes.

L’histoire de cet animal sauvage qui apprivoise le milieu urbain débute en 1986, lorsqu’un premier cas de reproduction avérée est découvert en périphérie bruxelloise. Selon certains naturalistes, la capitale belge compterait aujourd'hui jusqu’à 3000 individus. Un chiffre invérifiable, car il faudrait pour cela pénétrer les jardins où les renards ont leurs habitudes. Mais une chose est sûre : les goupils ont peu à peu conquis chaque quartier de Bruxelles.

"On suppose que le renard a utilisé les voies de chemin de fer pour pénétrer jusqu’au cœur de la ville, indique Guy Rotsaert, naturaliste au département biodiversité de Bruxelles-Environnement. Les talus de chemin de fer sont fort peu fréquentés, cela lui donne la possibilité de creuser des terriers." Et de ces terriers, les renards n'hésitent plus à sortir. Les goupils se sont particulièrement bien adaptés à la vie urbaine, le contact de l'Homme les effraye de moins en moins.

De vrais citadins

"C’est vrai pour toutes les villes européennes où on voit le renard, il a très vite compris que ce n’est plus l’être humain qui est dangereux pour lui, mais plutôt la voiture. Même s’il garde une distance respectueuse avec l’être humain, il ne l’évite plus comme c’est encore le cas à la campagne."

Pas grave en soi, car la rage a disparu de nos contrées, le renard ne présente plus de danger pour les humains. Tout au plus vaut-il mieux éviter ses déjections. "Pour les personnes qui disposent d’un potager, conseille Guy Rotsaert, l’idéal est de placer un filet au-dessus et sur les côtés pour empêcher le renard de venir y faire ses besoins."

Ce spécialiste insiste par contre sur un point : le nourrissage est à proscrire pour éviter tout gonflement artificiel de la population. "Si on donne de la nourriture pour 100 000 renards, il y aura 100 000 renards. Notre credo, c’est de ne pas le nourrir, et certainement pas à l’intérieur." Si le nourrissage est interdit dans les espaces verts publics, il ne l’est pas chez les particuliers, mais il est vivement déconseillé pour éviter, aussi, que le renard ne devienne paresseux. "Le renard a son rôle à jouer dans la nature et dans l’écosystème citadin, qui est notamment de se nourrir des rats et des souris en ville." conclut Guy Rotsaert.

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