Bruxelles: les caméras chassant les véhicules les plus polluants auront-elles un autre usage ?

A Bruxelles, 70 cameras ont déjà été installées pour repérer les véhicules "diesel" les plus polluants, interdits depuis le 1er janvier.
A Bruxelles, 70 cameras ont déjà été installées pour repérer les véhicules "diesel" les plus polluants, interdits depuis le 1er janvier. - © Belga

Votre véhicule sera bientôt surveillé par 176 caméras sur le territoire de le Région bruxelloise. A la base, ces caméras doivent servir à repérer les véhicules les plus polluants puisque la zone de basse émission est entrée en vigueur depuis le 1er janvier à Bruxelles, avec les véhicules "diesel" les plus polluants désormais interdits.

Alors, à ce stade, 70 caméras ont déjà été installées pour repérer ces véhicules. Mais une fois en service, ces caméras pourraient-elles servir à autre chose que juste repérer les véhicules polluants ?

En fait, ces caméras photographient des plaques et les transmettent à une banque de données où elles seront croisées avec la DIV pour repérer les véhicules diesel les plus anciens. Mais elles pourraient aussi être croisées avec des fichiers policiers pour retrouver par exemple des véhicules recherchés. Ou bien ces caméras pourront aussi permettre de calculer la vitesse des véhicules dans les tunnels Belliard ou Leopold 2, les fameux radar tronçons...

"Les photos seront effacées après 30 jours"

"Une deuxième application possible c’est le contrôle de trajet, ce qui permet de vérifier la vitesse des véhicules dans les tunnels ou d’obtenir des données statistiques sur les densités et flux de trafic, explique Christian Banken, coordinateur sécurité au centre d'informatique pour la Région bruxelloise. Concernant les données statistiques, cela peut être utile pour Bruxelles Mobilité, notamment."

Il faut aussi savoir que "les photos seront effacées après 30 jours, délai légal. Les données de lecture de plaques, elles, sont anonymisées de façon à pouvoir en faire des statistiques (justement). Le tout a été approuvé par la Commission de la vie privée."

Pour le moment, la Commission de la vie privée n'autorise que la recherche de véhicules polluants mais techniquement, tout est en place pour un usage plus large à l'avenir.

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