Bruxelles: les 30 km/h bientôt généralisés mais sans aménagements ils seront difficiles à faire respecter

La limitation à 30km/h est déjà en vigueur à Schaerbeek depuis septembre 2018.
2 images
La limitation à 30km/h est déjà en vigueur à Schaerbeek depuis septembre 2018. - © Tous droits réservés

Le nouveau gouvernement bruxellois a décidé de généraliser la vitesse de circulation à 30 km/h dans les rues de la capitale d’ici 2021. Une mesure qui vise à protéger davantage les usagers faibles, car les études en attestent, un piéton heurté à 30 km/h a trois fois plus de chance de survie que si l’accident se produit à 50 km/h. Une limitation qui est déjà en vigueur dans certaines communes, c’est le cas à Schaerbeek depuis septembre 2018.

Nous avons voulu vérifier comment la mesure était respectée le long des rues schaerbeekoises, munis d’un radar et en compagnie de Benoit Godart, le Porte-Parole de l’institut VIAS pour la sécurité routière.

Première visite, la rue Stroobants, près de la gare de Schaerbeek, des casse-vitesse, des coussins berlinois ont été installés récemment. De part et d’autre de la voirie des panneaux rappellent que l’on se trouve en zone 30 et sur le sol des inscriptions indiquent la limitation de vitesse. Pourtant des automobilistes ont encore le pied lourd, avec des vitesses de 38 et 44 km/h.

Pour Benoit Godart, la distance est ici trop longue entre le rond-point et la première infrastructure, dans ce cas un coussin berlinois, "les conducteurs sont tentés d’accélérer entre ces deux aménagements", explique le porte-parole.

Un verdict sans appel

Deuxième visite, rue Colonel Bourg, on trouve peu d’indications et pas d’aménagement. Nous sommes pourtant bien en zone 30. Après dix conducteurs contrôlés, le verdict est sans appel:

"Pratiquement personne ne respecte la limitation de vitesse", constate Benoit Godart, pour lui c’est très clair : "sans aménagements, l’immense majorité des conducteurs ne respecte pas la limitation."

Inquiétude des riverains

Depuis l’instauration de la Zone 30 généralisée, aucune diminution du nombre d’accidents n’a été constatée, alors que l’inquiétude des riverains, elle, continue d’augmenter.

C’est en tous cas ce qu’a pu constater Florence Lepoudre, elle travaille au BRAL, un mouvement urbain participatif et elle récolte régulièrement l’avis des schaerbeekois :

"Dans un premier temps les riverains étaient très contents d’apprendre la nouvelle limitation, mais la déception est vite venue en constatant que la vitesse ne changeait pas et qu’il y a toujours des accidents graves".

Reste à présent au nouveau gouvernement bruxellois à trouver le moyen de convaincre les automobilistes de lever le pied, pour le bien de tous les usagers.

 

Archives : Journal télévisé 13/07/2019

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK