Bruxelles : des poubelles rigides pour lutter contre les sacs déchirés

Dans certaines communes bruxelloises, il n’est pas rare d’apercevoir des sacs-poubelles blancs, déchirés dans les rues. Ces déchets jonchent le sol, et salissent la ville. Les responsables ? Les animaux tels que les renards, corneilles ou chats errants, à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Confrontée à la problématique la commune de Jette annonce qu’elle souhaite utiliser des conteneurs rigides d’ici 2022. Mais elle est loin d’être la seule. Plusieurs autres communes s’y sont déjà mises, et le bilan est plutôt positif.


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Depuis le début de la crise sanitaire, l’échevin de la propreté Jettois Mounir Laarissi (cdH) remarque une diminution de la propreté dans les rues de Jette. "Cela fait environ un an que Bruxelles-Propreté passe après l’heure de midi. Les poubelles peuvent donc se retrouver dehors pendant 20 heures", explique l’échevin. Au plus les sacs-poubelles traînent dans les rues, au plus il y a de chance qu’un animal la déchire. Il faut donc trouver une solution pour éviter que cela ne se reproduise. "La solution qu’on a trouvée aujourd’hui, c’est de mettre des poubelles en dur à disposition et gratuitement, à des citoyens qui le souhaitent" ajoute Mounir Laarissi. Pour mettre ce système en place, les autorités locales se sont inspirées d’autres communes bruxelloises, qui utilisent ce procédé.

Un système validé dans plusieurs communes

Les communes les plus impactées par la problématique sont les plus boisées. Là où renards, corneilles et chats errants rôdent la nuit. Les premières communes à avoir opté pour les poubelles rigides sont les communes limitrophes à la forêt de Soigne. Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Pierre ou encore Uccle. Carine Gol-Lescot, échevine de la propreté à Uccle tire un bilan positif de ce système : "Il y a une nette diminution de la malpropreté des rues qui utilisent ce système. Quand les habitants les acquièrent, très souvent les voisins finissent par faire la même démarche." A Uccle, ces poubelles sont payantes au prix coûtant de 10 euros. Il est également possible d’acheter soi-même son bac, en respectant les normes de taille requises. D’autres communes par contre, proposent le bac gratuitement à ses habitants.

Une autre solution : la poubelle orange

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Sac orange pour les déchets organiques © Belga Image

Avant 2023, le tri sera obligatoire pour les Bruxellois. Terminé de jeter ses déchets alimentaires dans les sacs-poubelles blancs. Pour Bruxelles Propreté, la solution à ce problème est le bac rigide orange. "Dans le sac blanc, c’est 40 à 45/100 de nourriture. Notre proposition, c’est de sortir les déchets alimentaires du sac blanc, de les déposer dans le sac orange, et ce sac orange, le déposer dans un conteneur orange. Ce conteneur possède un couvercle, donc il n’y a aucune chance d’être attaqué par des animaux" explique Etienne Cornesse, porte-parole de Bruxelles Propreté. Il permet donc aux Bruxellois de trier leurs déchets, tout en maintenant les rues propres. Il a également un autre avantage : il est plus compact que le bac pour les sacs blancs. Il est donc plus adapté aux petits intérieurs, et n’encombre pas les appartements bruxellois. Une dizaine de communes bruxelloises proposent gratuitement ce conteneur. Il est également possible de s’en procurer un au recyparc.

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