Bruxelles: des peines de prison pour des trafiquants d'êtres humains qui sévissaient au parc Maximilien

Les trafiquants abordaient leurs victimes au parc Maximilien de Bruxelles avant de les emmener vers des aires d'autoroute dans la région d'Arlon et du Luxembourg.
Les trafiquants abordaient leurs victimes au parc Maximilien de Bruxelles avant de les emmener vers des aires d'autoroute dans la région d'Arlon et du Luxembourg. - © Tous droits réservés

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, vendredi, sept Soudanais et Érythréens à des peines de deux à cinq ans de prison pour avoir aidé à faire passer des migrants vers le Royaume-Uni. Les trafiquants abordaient leurs victimes au parc Maximilien de Bruxelles avant de les emmener vers des aires d’autoroute dans la région d’Arlon et du Luxembourg.

Une organisation criminelle

Selon le tribunal, les sept individus formaient une organisation criminelle. Celle-ci alpaguait quotidiennement de nouvelles victimes aux abords du parc Maximilien, entre l’été 2018 et le printemps 2019.

Ces dernières étaient ensuite embarquées dans des trains au départ de la gare de Bruxelles-Nord et en direction d’Arlon ou du Luxembourg, d’où elles étaient ensuite escortées vers, entre autres, les aires d’autoroutes de Dudelange et Sterpenich. C’est là que les passeurs les faisaient monter dans des camions. Les migrants qui n’avaient que peu de moyens de paiement prenaient place dans un véhicule ayant peu de chances de se rendre au Royaume-Uni, tandis que les plus fortunés étaient installés dans de "meilleurs" camions.

Des actes de solidarité ?

La défense avait argué qu’il ne s’agissait pas de trafic d’êtres humains ni d’organisation criminelle, étant donné que les différents protagonistes ne se sont enrichis d’aucune manière et n’ont pas tiré d’avantages matériels de ces faits. Les suspects auraient ainsi agi par solidarité avec d’autres migrants, pour les aider à traverser.

Un argument rejeté par le tribunal, selon lequel il a été prouvé que les victimes devaient payer un certain montant pour effectuer le parcours. Certaines ont payé en argent liquide, d’autres en nature, et les prévenus ont utilisé cet argent pour faire des achats ou se rendre eux-mêmes en Grande-Bretagne.

Vendredi, les deux cerveaux de la bande ont écopé chacun de cinq ans de réclusion, tandis que les sept autres ont reçu des peines entre deux et quatre années d’emprisonnement. Trois autres prévenus ont été acquittés.

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