Bruxelles: des infiltrations d'eau menacent les œuvres exposées aux Musées des Beaux-Arts

Pour lutter contre les infiltrations, une rénovation complète de la toiture serait nécessaire.
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Pour lutter contre les infiltrations, une rénovation complète de la toiture serait nécessaire. - © Tous droits réservés

L'image est pour le moins étonnante. Dans certaines salles des Musées des Beaux-Arts, il y a des seaux le long des murs. Ce n'est pas la première fois et cette situation inquiète de plus en plus la direction des musées. Lorsqu'il y a de fortes pluies, l'eau s'infiltre le long des murs, et cela risque d'endommager les œuvres de notre patrimoine. On est donc obligé de les retirer.

Ce n’est pas encore l’inondation mais même au compte-goutte, l’eau et les œuvres d’arts ne font pas bon ménage. Résultat, là où cela coule on dépend les tableaux et on les remplace par des photos accompagnées d’une petite légende, "Retirée en raison des conditions climatiques".

Dans les entrailles du musée

Un peu surprenant pour les visiteurs qui ne verront pas les œuvres enfermées dans une salle coffre-fort à l’abri de l’humidité quelque part dans les entrailles du musée. Actuellement une vingtaine d’œuvres ont ainsi été mises temporairement à l’abri, explique Michel Draguet, directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts :

"Après avoir constaté une infiltration, on décroche les œuvres, on attend que les murs sèchent et ensuite on doit voir, à la pluie suivante, si le chemin de l’eau est le même. C’est pourquoi il y a de plus en plus de murs dégarnis et donc une image nationale de plus en plus dégradée ".

L’ensemble des collections touchées

La régie des bâtiments répare et colmate au fur et à mesure, mais c’est une rénovation complète, notamment de la toiture qui serait nécessaire. Un plan global a bien été présenté mais il faudra du temps pour le mettre en œuvre. En attendant, les grands maîtres, eux, quittent les salles, "on a dû retirer les Cranach, il a plu sur le mur où se trouvait la crucifixion de Jérome Bosch. Cela touche l’ensemble des collections d’art ancien. " se désespère le directeur. 

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