Bruxelles: campagne en faveur de la mixité dans le monde du travail

La mixité est présentée comme une des solutions aux métiers en pénurie
La mixité est présentée comme une des solutions aux métiers en pénurie - © Fondation Égalité-Mixité

"Parce qu'aucun métier n'a de genre", c'est le slogan de la campagne du gouvernement et du patronat bruxellois pour briser les préjugés attachés à certaines professions et ainsi y favoriser la mixité.

Une femme à la tête d'une menuiserie industrielle, un homme accoucheur, ce sont deux des exemples présentés pour inciter les jeunes Bruxellois à choisir un métier qui leur plaise, sans considération pour les stéréotypes. D’autres domaines souffrent aussi d’une trop faible mixité, c’est ce que constate Jan de Brabanter, secrétaire général de l'Union des Entreprises de Bruxelles, "Il faut absolument que le job d’ingénieur ainsi que sa formation ne soient pas uniquement perçu comme masculin. Il y a également trop peu de filles qui choisissent ces options."

C'est que les stéréotypes ont la vie dure. Combien de filles oseraient envisager une carrière dans la plomberie ? Combien de garçons se voient travailler dans une crèche ? Pourtant c'est possible, comme le prouve la trajectoire de Myriam Moussebois, patronne de la menuiserie Rigobert. Même si, elle le reconnait, elle en a bavé au début.

"Ils m’ont fait raboter des chevrons de 6m50 à la varlope pendant 5 jours pour me dégouter mais je suis tout de même parvenue à obtenir mon certificat de menuiserie."

Parcours moins semé d'embûches pour Joeri Vermeulen, un des rares accoucheurs ou "sage-femme" de la profession. Même s'il s'est senti parfois un peu seul pendant ses études.

J’étais le seul homme de ma classe et seulement le deuxième homme en région bruxelloise à poursuivre ces études à l’époque."

Quatre ambassadeurs comme ceux-ci iront à la rencontre des élèves bruxellois dans les prochaines semaines pour partager leur expérience.

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