Assises Bruxelles: Imbata Bokolongo, en fuite, a été intercepté à Paris

Imbata Bokolongo, condamné mercredi soir par la cour d'assises de Bruxelles à 18 ans de prison pour incendie volontaire, a été intercepté mercredi soir à Paris, à l'aéroport Charles de Gaulle, selon une source judiciaire.

L'intéressé avait en effet étrangement disparu depuis mercredi matin, jour de la délibération du jury, alors qu'il avait comparu à chaque audience depuis le début de son procès. Il comparaissait libre étant donné qu'il avait été libéré provisoirement en août 2015 par la chambre des mises en accusation.

Depuis mercredi matin, le substitut du procureur du roi Thibault de Sauvage, avocat général dans ce procès, avait mis en œuvre différents moyens pour retrouver Imbata Bokolongo. Le procureur avait précisé que l'accusé était de nationalité congolaise et qu'il était donc imaginable qu'il tente de rejoindre le Congo, "un pays qui n'extrade pas ses ressortissants", avait-il dit.

Plus tard dans la journée, après le prononcé du verdict sur la peine, la cour a prononcé l'arrestation immédiate du condamné, de sorte que des mandats d'arrêt européens et internationaux soient décernés. Les recherches se sont donc étendues et ont permis l'arrestation du fuyard plus tard dans la soirée.

Retour sur les faits

Imbata Bokolongo a été condamné à 18 ans de prison pour avoir incendié volontairement l'appartement de sa jeune collègue Sandrina Barbeau, en avril 2013 à Molenbeek-Saint-Jean, où se trouvait le corps sans vie de celle-ci. La cour l'a acquitté du meurtre de la jeune femme compte tenu notamment du fait que la cause du décès de la victime n'avait jamais pu être déterminée. Mais elle l'a reconnu coupable de l'incendie volontaire sur base des témoignages des voisins entre autres mais aussi de l'enquête de téléphonie.

Le 3 avril 2013 vers 10h00, le corps calciné de Sandrina Barbeau, âgée de 27 ans, avait été découvert dans son appartement, avenue du Daring à Molenbeek-Saint-Jean. L'enquête avait permis de constater que la victime était déjà décédée au moment de l'incendie et que cet incendie était volontaire.

Imbata Bokolongo, qui travaillait avec la victime à l'hôtel Club Prince Albert, rue des Petits Carmes à Bruxelles, et qui était son confident, avait rapidement été soupçonné des faits. La police avait constaté qu'il correspondait à la description de l'individu aperçu par les voisins de Sandrina Barbeau, dans l'immeuble, peu avant et peu après l'incendie.

Imbata Bokolongo, lui, niait toute implication dans le décès de sa jeune collègue et dans l'incendie de son appartement.

 

 

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