Anderlecht : des matériaux de construction en récup'

Anderlecht : des matériaux de construction en récup'
Anderlecht : des matériaux de construction en récup' - © Facebook "GILBARD"

Le confinement vous a peut-être donné envie de bricoler mais les matériaux de construction coûtent parfois très cher. Alors plutôt que de les acheter neufs, il existe des alternatives. Pour cela rendez-vous à l’ASBL Gilbard, au cœur d’Anderlecht, où il est possible d’échanger des matériaux de construction comme du bois, de l’acier, du verre ou encore du tissu.

Un projet associatif qui a fait sa place dans le quartier. "On a la chance d’avoir une grande porte de garage qui s’ouvre sur la rue et qui permet beaucoup d’interactions avec le voisinage. En un an et demi, on s’est assez bien implanté dans le paysage associatif du quartier", raconte Albert, le coordinateur de Gilbard.

Pas d’argent, ni de troc !

Vous devrez mettre la main au portefeuille une seule fois, quand vous vous inscrivez, et vous donnez ce que vous voulez. A l’inscription vous obtiendrez 10 points d’une monnaie fictive appelée le "G"". Avec ces 10 points vous pourrez vous procurer 5 kilos d’acier, 3 litres de peinture ou encore 5 mètres de baguettes de bois.

Que faire lorsque les points sont épuisés ? " Quand on a plus de points, soit on amène des matériaux que l’on échange contre ces points. Soit on rend service à l’association en venant donner un coup de main", répond Albert.

Un collectif d’artistes

Gilbard ça n’est pas que des échanges de matériaux. C’est aussi et surtout un collectif d’artistes qui utilise et revalorise ces matériaux. Tantôt pour des projets personnels, tantôt sur base de commandes. "On peut construire une simple chaise, comme fabriquer une pièce de textile comme une casquette. Généralement, on reste dans l’objet et le design. Mais on peut aussi faire des projets de plus grande envergure comme des aménagements d’intérieur ou des projets d’aménagement de l’espace public", détaille Albert.

Crowdfunding

L’ASBL va bientôt déménager. Le bâtiment qu’ils occupent va être détruit pour faire place à des logements sociaux. Un nouveau défi pour le collectif qui va avoir besoin de fond pour cette transition. C’est pourquoi un financement participatif en ligne a été lancé. " On va avoir besoin d’investir dans de nouvelles machines, du matériel qu’on ne peut pas récupérer comme de la quincaillerie spécialisée", explique Albert. Un coup de pouce déjà en très bonne puisqu’à quelques jours de l’échéance le financement est déjà complété à 95%.

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