Allocations familiales à Bruxelles : des tests avant transfert ne révèlent aucun problème

Dans trois mois, la Région bruxelloise devra veiller elle-même au paiement de ces allocations.
Dans trois mois, la Région bruxelloise devra veiller elle-même au paiement de ces allocations. - © BERTRAND LANGLOIS - IMAGEGLOBE

Jusqu’à présent les tests bancaires et informatiques en cours avant de rendre opérationnel le paiement des montants des allocations familiales réformées à Bruxelles à partir de l’an prochain ne révèlent pas de problème. Le personnel des différentes caisses a reçu une formation en vue de ce vaste changement, a affirmé mardi Bernard Clerfayt (DéFI), ministre en charge de cette matière, tout comme Sven Gatz (Open Vld).

 

Comme l’a rappelé Delphine Chabbert (PS) qui interpellait le ministre en commission, le transfert des allocations familiales à Bruxelles s’accompagne d’une reprise de la gestion de 800 millions d’euros dans le budget de la Commission Communautaire Commune au profit de 170.000 familles.

Dans trois mois, la Région bruxelloise devra veiller elle-même au paiement de ces allocations. Elle le fera avec un an de retard sur les Communautés flamande et germanophone, ainsi que la Région wallonne qui ont décidé de lancer l’opération dès janvier dernier.

A Bruxelles, un nouveau dispositif sera appliqué intégralement à partir du 8 février prochain. Trois quarts des familles percevront un montant plus élevé par le biais de nouveaux suppléments sociaux. Les autres sont assurées de ne rien perdre dans l’opération, a rappelé Mme Chabbert.

Nouvelles caisses

Autre nouveauté : les circuits de paiement sont organisés par de nouvelles caisses : une publique et quatre privées.

Mme Chabbert a souhaité s’assurer qu’aucune erreur ne soit commise dans l’opération, dont l’enjeu est de taille pour les familles, car ces allocations servent à des dépenses de base comme l’alimentation pour presque 20% des familles bruxelloises. Des tests spécifiques sont effectués par la caisse publique avec le secteur bancaire. Le flux complet des paiements est testé par la banque de référence de celle-ci et les résultats pour l’exécution d’un train de paiements complet sont positifs. D’autres tests massifs de paiements sont prévus d’ici fin décembre.

Un suivi informatique

En ce qui concerne les tests informatiques, la caisse publique Famiris gère, depuis septembre, les dossiers en parallèle dans la future application afin de tester le nouveau système ; un suivi informatique de ces tests a lieu toutes les deux semaines.

Brussels Family, une des caisses privées, va de son côté entamer des "tests utilisateurs" afin de tester l’application informatique à partir de novembre pour le moteur de paiements, et à partir du 1er décembre des tests de comparaison des montants octroyés seront effectués.

"Nous rencontrons les autres caisses afin d’avoir les résultats de tests similaires", a ajouté M. Clerfayt.

Des conditions sécurisées

En ce qui concerne la formation, les différentes caisses ont confirmé, dixit le ministre, qu'elles avaient déjà formé leur personnel, sur base du nouveau cadre légal à suivre.

Par ailleurs, le ministre a précisé que toutes les familles pouvant potentiellement prétendre à des suppléments sociaux désormais octroyés sur base des revenus de la famille, ont été informées et interrogées sur leurs revenus au cours du mois de septembre dernier. Le traitement de ces données est en cours en vue du paiement, provisoirement sur cette base, de ces suppléments, à partir de février prochain. En 2022, une vérification des revenus sera effectuées pour toutes les familles sur bases des données transmises par le SPF Finances et permettra d'entamer la phase d'octroi définitif.

"Tout a été mis en oeuvre pour assurer un passage de système sûr. Cela ne signifie pas que nous sommes à l'abri de tout incident. Mais contrairement peut-être à d'autres Régions, nous nous sommes donné les moyens d'installer le nouveau système dans des conditions sécurisées", a conclu Bernard Clerfayt.

 


 

Archives : Journal télévisé 29/03/2018

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK