Action syndicale au CPAS de Molenbeek pour la sécurité des travailleurs

Une vingtaine de représentants syndicaux en front commun se sont rassemblés lundi dès 09h00 devant le CPAS de Molenbeek-Saint-Jean.
Une vingtaine de représentants syndicaux en front commun se sont rassemblés lundi dès 09h00 devant le CPAS de Molenbeek-Saint-Jean. - © Googlea Maps

Une vingtaine de représentants syndicaux en front commun se sont rassemblés lundi dès 09h00 devant le CPAS de Molenbeek-Saint-Jean, situé rue Alphonse Vandenpeereboom, pour dénoncer des manquements relatifs à la sécurité des travailleurs. Le personnel n'a pas été sollicité pour cette action. Le travail du CPAS n'a donc pas été perturbé.

Les trois syndicats (socialiste, chrétien et libéral) rapportent que 3 travailleurs sous article 60 (bénéficiaires d'allocations sociales, ndlr) ont été victimes d'accidents graves sur des chantiers ces deux dernières semaines, à savoir un doigt coupé, une chute dans les escaliers et une brûlure au 3e degré.

"On est inquiets pour la sécurité des travailleurs", défend Yannick Van Boeckel, permanente syndicale SLFP. "On a souvent soulevé le nombre d'accidents, qui étaient jusqu'alors plus légers mais récurrents. Nous pensons qu'il y a un manque de formation pour l'utilisation des machines et que les travailleurs Article 60 sont mal encadrés."

A l'issue d'une réunion à 10h00 avec les représentants du CPAS, les syndicats ont estimé que les réponses données concernant l'écartement d'un médecin du travail n'étaient pas satisfaisantes. Ils vont demander à l'inspection d'assumer un rôle de médiateur dans un dialogue qu'ils considèrent difficile.

Les syndicats demandent la réintégration du médecin et ne participeront plus aux réunions du comité de prévention tant qu'une réponse n'aura pas été fournie. En cas de réponse négative, les syndicats se rendront au conseil communal de mercredi. "S'ils veulent évincer ce médecin du travail, cela doit passer en comité avec l'accord de tous et cela n'a pas été fait", remarque Yannick Van Boeckel. "Ils prétendent que c'est un remplacement de médecin au niveau d'Arista (le service externe de prévention et protection au travail, ndlr) mais c'est contraire à nos informations. Ce médecin faisait extrêmement bien son travail. Nous pensons qu'il dérangeait car il dénonçait de nombreux manquements au niveau du CPAS pour la sécurité des travailleurs."

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