Gestion des déchets et bien-être animal: de plus ou moins bons points pour le nouveau gouvernement bruxellois

Accord de gouvernement bruxellois - Déchets et bien-être animal: de plus ou moins bons points pour le nouveau gouvernement
Accord de gouvernement bruxellois - Déchets et bien-être animal: de plus ou moins bons points pour le nouveau gouvernement - © RTBF

La volonté d'instaurer un système de consignes pour les canettes et bouteilles en plastique sur le territoire de la Région-capitale, et le fait de confier à un ministre, et non plus à un secrétaire d'Etat, la compétence du bien-être animal, sont accueillis positivement jeudi par des associations actives dans ces domaines, à la suite de la formation du gouvernement bruxellois et de la publication de sa déclaration de politique générale.

Une des premières entités associatives à se réjouir est Recycling Netwerk, une ONG environnementale active dans le Benelux, coalition d'organisations comme Greenpeace et le Bond Beter Leefmilieu en Belgique.

Le sujet d'une possible consigne sur les canettes et bouteilles de boisson en plastique était à la mode ces derniers mois, avec un projet qui n'est finalement pas passé en Flandre, tandis que le sujet reviendra sans doute sur la table du futur gouvernement wallon.

Système de consignes pour les canettes et bouteilles en plastique

Bruxelles menait un projet-pilote de bornes automatiques pour canettes vides depuis avril, et annonce dans sa déclaration de politique générale souhaiter poursuivre en ce sens.

La coalition PS-DéFI-Ecolo/Groen-Open Vld-one.brussels/sp.a y indique sans détour: "Le Gouvernement prendra l'initiative en vue de l'instauration d'un système de consignes pour les canettes et bouteilles en plastique". Une date n'y est pas précisée, mais Bruxelles pourrait donc bien devenir la première Région à généraliser un tel système, qui vise entre autres à limiter la quantité de déchets plastiques abandonnés en rue ou dans la nature.

Canettes et bouteilles en plastique forment 40% des déchets abandonnés, rappelle jeudi Recycling Netwerk, qui estime que les consignes sur ces emballages permettent de réduire "de 70 à 90%" la masse de ces déchets qui se retrouvent en rue.

Le projet pilote actuellement en cours n'a qu'une ampleur limitée: trois espaces publics sont équipés depuis avril de machines dans lesquelles on peut déposer des canettes vides, et qui offrent alors une "prime retour" de 5 centimes d'euros par canette, à faire valoir en valeur d'achat dans des commerces partenaires. Ces machines sont installées sur la place de la Monnaie, le campus Alma de l'UCLouvain et le campus Solbosch de l'ULB. Le test doit durer au moins six mois.

Soutien nécessaire des entreprises

Parallèlement au "bravo" lancé à la nouvelle coalition bruxelloise, Recycling Netwerk en appelle à ce sujet aux entreprises, dont la coopération est nécessaire pour une transition réussie vers davantage d'économie circulaire: "nous invitons les producteurs de boissons belges et les supermarchés à manifester clairement leur soutien au système de consigne".

La compétence du bien-être animal revient à un ministre

L'association GAIA, qui milite pour le bien-être animal, a quant à elle applaudi jeudi l'"upgrade" de cette compétence qui revient désormais à un ministre, Bernard Clerfayt (DéFI), plutôt qu'à un secrétaire d'Etat (Bianca Debaets sous la précédente législature). L'association se montre en revanche mi-figue mi-raisin quant au contenu de la déclaration de politique générale sur ce sujet. Il n'en est pas énormément question, en réalité, si ce n'est quand le gouvernement indique qu'il "poursuivra le travail" avec les autres Régions vers "une diminution drastique de l'utilisation d'animaux de laboratoire" et "examinera s'il convient d'instaurer un permis pour la détention d'un animal", qui pourrait être retiré en cas de maltraitance. On parle aussi de former spécifiquement les agents de police et d'encourager les bourgmestres à appliquer des sanctions administratives communales pour maltraitance animale. Deux plans généraux doivent aussi encourager l'inscription et lutter contre les abus dans la vente de chiens et chats.

GAIA estime qu'il ne s'agit pas d'un "mauvais point de départ", même si le texte manque selon elle d'ambition. "Une grande lacune" est pointée: "pourquoi l'interdiction de l'abattage sans étourdissement n'est-elle pas incluse dans l'accord de gouvernement?".

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