Schaerbeek: des élèves refusent d'observer la minute de silence en hommage aux victimes de Paris

A Schaerbeek, des élèves ont refusé lundi d'observer la minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris
A Schaerbeek, des élèves ont refusé lundi d'observer la minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris - © Tous droits réservés

Lundi, six élèves d'une école de Schaerbeek ont refusé d'observer une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris. Ce sont quatre filles et deux garçons âgés d'une quinzaine d'année en troisième secondaire, section professionnelle.

Ils ont préféré quitter la classe plutôt que se recueillir. La direction et la commune prennent l'affaire au sérieux. L'établissement a immédiatement convoqué les parents et en a informé les autorités communales, comme il avait été demandé à chaque école schaerbeekoise.

Des sanctions ont d’ores et déjà été prises, comme l’explique Michel De Herde, échevin de l'Instruction publique: "Une retenue, il va y avoir aussi une action pédagogique pour bien leur expliquer ce qui se passe. On va les sommer de s’expliquer, et en fonction des explications données il y aura éventuellement une deuxième sanction plus dure qui pourrait être prise.

Et bien entendu, comme le veulent les procédures, la fonctionnaire en charge de la radicalisation a été prévenue; celle-ci s’est mise en rapport avec la zone de police et il y aura aussi probablement une intervention de ces spécialistes lors de la retenue à contenu pédagogique . "

D'après les premiers éléments d'information dont dispose l'école, on ne serait pas ici dans le cas d'une situation vraiment préoccupante. Selon le directeur chargé de la discipline, Il s’agirait plutôt d’une " bêtise, une connerie " mais la direction a l’intention de vérifier les faits avec attention et, vu les circonstances actuelles, de ne plus laisser passer aucun comportement inapproprié".

Aucun autre incident n'a été déploré à Schaerbeek. Le moment de recueillement a d'ailleurs été plus respecté que celui qui avait suivi l'attaque de Charlie hebdo.

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