A quoi ressemblerait une rue où la voiture ne serait plus toute puissante?

Kristiaan Borret, le maître-architecte de la région bruxelloise était rue du canal dans le centre de Bruxelles pour présenter son guide à l'attention des communes.  Il y fait une série de recommandations, afin de réorganiser l’espace public.
Kristiaan Borret, le maître-architecte de la région bruxelloise était rue du canal dans le centre de Bruxelles pour présenter son guide à l'attention des communes. Il y fait une série de recommandations, afin de réorganiser l’espace public. - © Tous droits réservés

Kristiaan Borret, le maître architecte de la région bruxelloise vient de publier un guide à l’attention des communes, il y fait une série de recommandations, afin de réorganiser l’espace public. Moins d’asphalte, de parking, de voitures et de bruit et plus d’espace pour les piétons.

Dans le centre de Bruxelles, la rue du Canal a été réaménagée pour être rendue aux piétons. Une rue de 12 mètres de large, autrefois dédiée aux voitures, mais qui, depuis, a bien changé. Maarten Dieryck a collaboré au guide qui recense les bonnes pratiques en matière de réaménagement urbain, il explique ce que les travaux ont changé à la rue du canal :

"Avant il n’y avait ici que des trottoirs de deux mètres (de large, ndlr), il y avait essentiellement de l’asphalte pour les voitures et de l’espace pour le parking, et cela dans les deux sens. Aujourd’hui c’est une rue à sens unique avec du parking limité, des arbres et des trottoirs qui font bien 4 mètres de large. Le sentiment aujourd’hui dans cette rue est complètement différent."

Il faudra convaincre

Réduire le nombre de voitures ainsi que leur vitesse, le principe est simple en apparence mais il rencontre des obstacles. Ce dont est bien consciente Catherine Morenville, échevine écolo de la mobilité et des espaces publics à Saint-Gilles : "Certains habitants s’imaginent qu’ils vont devoir revendre leur voiture, or il s’agit plutôt de récupérer une partie de l’espace public qui est dédié actuellement à 70% aux voitures, ce qui n’est pas normal", précise l’échevine.

Il faudra donc convaincre les habitants mais aussi les communes de rendre la ville aux piétons. Christiaan Borret s’en donne la mission, il a contacté les 19 communes de la région, six d’entre elles ont déjà marqué leur intérêt.

Améliorer la qualité de vie et au passage la qualité de l’air et la sécurité des piétons, la place de la voiture en ville n’a pas fini de faire débat.

 

 

 

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