Bruxelles : la cohabitation entre cyclistes et automobilistes est parfois tendue

A Bruxelles la cohabitation entre cyclistes et automobilistes est parfois tendue
A Bruxelles la cohabitation entre cyclistes et automobilistes est parfois tendue - © Tous droits réservés

Cela fait quelques jours qu’une vidéo tournée Place Royale, dans le centre de Bruxelles, fait le tour des réseaux sociaux. On y voit un automobiliste renverser intentionnellement un cycliste, avant de reprendre sa route. Le cycliste indique avoir porté plainte. 

Que risque le conducteur ? 

Percuter un cycliste intentionnellement avec son véhicule est durement sanctionné par le Code de la route et le Code pénal. "Le conducteur de la voiture a rendu la circulation dangereuse ou de nature à provoquer un accident, puisqu’il a clairement mis la sécurité du cycliste en danger", explique Benoit Godart, le porte-parole de l’institut VIAS dont l'objectif est d'améliorer la sécurité routière. "Au sens premier de la loi, c’est une entrave méchante à la circulation. Devant le tribunal cela peut valoir une déchéance de huit jours à cinq ans, voire une peine d’emprisonnement et une amende assez sévère."

Il s’agit ici d’un cas extrême de colère au volant couronné d'un délit de fuite. Mais il existe de nombreuses autres situations : une priorité grillée, un automobiliste qui empiète sur la piste cyclable, un cycliste frôlé par un véhicule ou encore une portière qui s’ouvre brusquement. 

Le nombre de cyclistes sur les routes augmente

Avec des utilisateurs de deux roues de plus en plus nombreux dans les rues de la capitale, les situations stressantes ont tendance, elles aussi, à augmenter, remarque Aurélie Willems, la directrice du Gracq. L’Asbl, qui défend les cyclistes, propose d’ailleurs des formations pour mieux gérer les conflits. "Souvent le cycliste a eu peur, parce qu’il a été frôlé ou parce qu’un conducteur roule trop vite, et il réagit de manière agressive. Nous donnons des conseils pour ne pas partir dans l’agressivité verbale, il est important de pouvoir expliquer à l’autre et se mettre à sa place.

Si la discussion est impossible et qu’il y a agression, la police bruxelloise recommande vivement de porter plainte.

 

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