140 jeunes Belges découvrent l'Ecole Royale Militaire

Fusil d'assaut à la main, 140 jeunes ont découvert le sport militaire, ce jeudi, à l'Ecole Royale Militaire, à Bruxelles
Fusil d'assaut à la main, 140 jeunes ont découvert le sport militaire, ce jeudi, à l'Ecole Royale Militaire, à Bruxelles - © RTBF

Informer les candidats potentiels aux formations officiers au sein de la Défense: c'était l'objectif principal de la Journée découverte organisée ce jeudi 5 novembre à l'Ecole Royale Militaire, à Bruxelles.

En cette période de crise économique où les emplois ne sont pas légion, la Défense se plaît à rappeler qu'elle est un des plus gros employeurs de Belgique. Malgré les plans de restructuration qu'elle subit depuis de nombreuses années, l'Armée recrute. La moyenne d'âge des quelque 29 000 personnes qui servent la Grande Muette est assez élevée. Il faut donc rajeunir les cadres. Chaque année, la Défense sort ainsi de son silence pour rappeler qu'elle est à la recherche de nouveaux collaborateurs. 

Pour 2016, sur 700 places vacantes, 120 seront réservées aux officiers; 260 aux sous-officiers. Avant de décrocher une place à l'ERM (l'Ecole Royale Militaire), les aspirants à la formation d'officier devront réussir une série d'épreuves de sélection. La plupart des candidats-officiers suivront ensuite pendant 5 ans une formation en vue d'obtenir un master dans les facultés de l'ERM. D'autres suivront un cursus d'apprentissage de 2 ans pour devenir sous-officier. En parallèle à leur formation académique, les étudiants se verront également dispenser une formation militaire, sportive et caractérielle. "Par caractérielle", explique Alain Mertens, Directeur-adjoint au Centre d'information de la Défense (Bruxelles et les deux Brabant), "nous entendons le sens de la discipline, de la communication, de la gestion du personnel et de la gestion du matériel".

Des aspirants-élèves motivés

La grande majorité des participants à la journée découverte de ce 5 novembre sont des élèves de 6ème année secondaire. La plupart d'entre eux sont venus à l'Ecole Royale Militaire à Bruxelles pour vivre de l'intérieur l'ambiance du campus. "Je m'étais bien informé avant de venir ici", nous explique un aspirant élève-pilote venu d'une école secondaire d'Etterbeek. "Mais pouvoir passer une journée avec les élèves (inscrits) de l'ERM, cela me permet de mieux comprendre les choses. Je profite aussi de la journée découverte pour m'informer davantage sur les tests de sélection. Personnellement, j'aimerais devenir pilote d'avion de chasse. Je voudrais piloter un YF-16. Le parcours est très exigeant. Mais je suis vraiment décidé à tout faire pour réussir. Et si je choisis la voie militaire pour devenir pilote, c'est aussi pour des raisons financières. Ici, je ne suis pas obligé de dépenser d'importantes sommes d'argent pour ma formation, comme c'est le cas pour les élèves pilotes de ligne, dans le civil (NDLR: à l'Armée, les études sont gratuites et les élèves officiers sont même rémunérés). Par ailleurs, cette journée portes ouvertes me donne aussi la possibilité de m'informer davantage sur le type de cours que je voudrais suivre. Soit la filière élève-pilote cadre auxiliaire. Soit la filière élève-pilote sciences sociales et militaires. Cette dernière est plus longue et plus académique. C'est à moi de préparer mon avenir", conclut le jeune homme.

20% de femmes-officiers

Il y a 30 ou 40 ans, les femmes n'étaient pas nombreuses au sein de l'Armée belge. "Cette situation a évolué au fil des années", explique Alain Mertens. "Aujourd'hui, l'ERM compte environ 20% de femmes. Et cette présence va encore vraisemblablement s'accentuer à l'avenir". Parmi les rhétoriciens venus s'informer ce jeudi: Elise, aspirante élève-ingénieur. "Cela ne me pose aucun problème de travailler dans un cadre qui reste quand même davantage masculin", soutient la jeune fille, très motivée. "Le fait que je sois une femme ne change absolument rien à mon envie de suivre une formation ici. J'espère surtout réussir l'examen d'entrée car en polytech, j'ai appris que seulement 30 candidats seraient retenus après le concours d'admission".

Un concours d'admission exigeant

C'est presque le parcours du combattant pour décrocher son inscription à l'ERM. Certains candidats motivés et doués réussiront leurs tests avec plus de facilité que d'autres. D'autres devront peut-être changer leur fusil d'épaule et modifier leur plan de carrière. La première étape du concours d'admission suppose une inscription dans un des Centres d'information de la Défense. Le CEB est requis. Deuxième étape: le centre de sélection, à Neder-over-Heembeek. Il faudra y réussir un examen médical, des épreuves sportives, des tests psychotechniques et une interview. Pour les candidats du personnel navigant de la Composante Air ou de la Composante Marine, un examen médical complémentaire est prévu. Mais les candidats doivent aussi réussir des épreuves de langues et de mathématiques. Enfin, les candidats à la faculté Polytechnique doivent aussi passer une épreuve de mathématiques supplémentaire. 

Les possibilités de carrières à la Défense dépassent largement les clichés habituels (para-commandos, pilotes de chasse,...). Les débouchés sont multiples et variés. De cuistot à polytechnicien, en passant par matelot radariste, médecin ou informaticien, les métiers sont nombreux. Les missions aussi. Elles peuvent être civiles ou militaires. Nationales ou internationales. Les évolutions de carrières aussi sont nombreuses. "En 27 ans de carrière, j'ai eu 4 métiers différents", souligne Vincent Tonincelli, actuellement recruteur au Centre d'information de la Défense. Les demandeurs d'emploi intéressés peuvent aussi s'informer sur les formations proposées par l'ERM à l'Open Campus Day, le 13 mars 2016.

Infos sur le portail www.mil.be

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