Un nouveau permis pour sécuriser le chantier des papeteries de Genval

Les plans du nouveau quartier à Genval
Les plans du nouveau quartier à Genval - © Equilis

On a frôlé l'arrêt d'un chantier majeur à Rixensart. Les anciennes papeteries sont transformées actuellement en un tout nouveau quartier. Le promoteur immobilier ne disposait pas de toutes les autorisations pour continuer les travaux. Mais finalement tout est rentré dans l'ordre.

A quelques centaines de mètres des travaux RER de la gare de Genval, c'est un autre chantier qui retient l'attention. Impossible de le louper. Les bulldozers ont depuis longtemps fait place nette. Les anciennes papeteries ont disparu, le site a été dépollué. Depuis 2 ans, les grues ont pris le relais pour sortir de terre un énorme complexe multifonctionnel. Un investissement de plus de 100 millions d'euros pour des appartements, des commerces, des bureaux et une maison de repos.

C'est précisément le home qui a donné des sueurs froides à la commune de Rixensart. Le promoteur, la société Equilis (groupe Mestdagh) n'a pas suffisamment assuré ses arrières. Il a démarré le chantier sans avoir obtenu, de la Région wallonne, l'agrément nécessaire pour les 125 lits. Patatras. Sans modifier son permis, le promoteur ne pouvait plus poursuivre les travaux. Et la commune de se retrouver avec un chantier à l'arrêt.

La maison de repos transformée en résidence pour personnes âgées.

Le promoteur a alors rentré une nouvelle demande de permis pour régulariser sa situation. Le résultat a été rapide. Le fonctionnaire délégué vient de donner son feu vert. D'accord pour transformer la maison de repos en une résidence pour personnes âgées. Pareil au même? Pas vraiment, il y a plus qu'une nuance entre les 2. Dans un home, la personne âgée paie un loyer. Dans une résidence, elle achète son logement. Et au prix du mètre carré à Rixensart, autant dire que les 102 appartements de 60m² ne seront pas à la portée des bourses de tous les pensionnés. Mais c'est le prix à payer, estime la commune, pour éviter de mettre en péril tout un chantier.

Pierre-Yves Millet