Un nouveau lotissement face à l'ancienne maison d'Hergé à Céroux? Le projet contrarié par une décision du gouvernement wallon

Voilà un projet qui a du plomb dans l’aile dans le quartier de Ferrières à Céroux, près d’Ottignies. Un promoteur veut construire 29 logements en face de l’ancienne maison d’Hergé. En juin 2020, il a obtenu de pouvoir aménager une nouvelle voirie pour désenclaver les prairies à bâtir. Mais cette création de voirie, autorisée par la commune, vient d’être sèchement refusée par le gouvernement wallon à la suite de recours introduits par une dizaine de riverains.

Le gouvernement estime notamment que le maillage des voiries communales à cet endroit sera altéré, au détriment des usagers faibles. En effet, pour construire la nouvelle route, il faudra supprimer certaines portions de sentiers. D'une manière générale, la sécurité des piétons et des cyclistes qui circulent dans le quartier n'a pas été suffisamment prise en compte.

Par ailleurs, le gouvernement souligne que le service régional d’incendie avait lui-même rendu un avis négatif concernant ce tracé qui ne permettrait pas le passage des véhicules des pompiers.

Que va faire le promoteur?

Le gouvernement ne se prononce pas sur l’opportunité de construire des logements dans ces prairies, mais sa décision va, de fait, donner un sérieux coup de frein au projet. S’il veut construire ce nouveau lotissement malgré tout, le promoteur (la SA Vlasimmo) devra profondément revoir sa copie. Contacté, il déclare ne pas vouloir en rester là. Il va examiner attentivement l’arrêté gouvernemental et compte adapter son projet. A ce stade, il n’envisage pas de recours au Conseil d’Etat compte tenu de la longueur des procédures.

De son côté, la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve prend acte de la décision. Yves Leroy, échevin de l’Aménagement du Territoire, se dit tout de même interpellé par la sévérité de l’arrêté du gouvernement.

Enfin, les riverains qui avaient déposé les recours ne cachent pas leur soulagement. Le refus de l’ouverture de voirie va leur permettre de mener plus sereinement le projet alternatif qu’ils ont imaginé pour la zone. Ils veulent développer à cet endroit un lieu de création culturelle et d’échange centré sur la bande dessinée. Ils ont récemment créé une fondation et lancé un crowdfunding pour racheter les terrains.

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