Un Nivellois multirécidiviste refuse de porter le masque, le bourgmestre lui interdit de fréquenter le centre-ville pendant un mois

Le Nivellois sanctionné ne pourra plus fréquenter les rues du centre pendant un mois, mais l'interdiction peut être renouvelée deux fois si nécessaire.
Le Nivellois sanctionné ne pourra plus fréquenter les rues du centre pendant un mois, mais l'interdiction peut être renouvelée deux fois si nécessaire. - © Ville de Nivelles

Le port du masque et les distances de sécurité, certains, de bonne foi, ont du mal à s’y faire. Mais il arrive parfois que des personnes refusent catégoriquement de respecter ces mesures dans les endroits où elles sont pourtant obligatoires. A Nivelles, un habitant multirécidiviste vient d’être sévèrement sanctionné. Il ne pourra plus déambuler dans les rues du centre-ville pendant un mois. Le bourgmestre a décrété à son encontre une interdiction de lieu.

Cette mesure de police administrative existe depuis 2013 dans toutes les communes mais c’est la première fois qu’elle est appliquée à Nivelles. Que dit la loi? Le bourgmestre peut prononcer une interdiction temporaire de lieu d’un mois, renouvelable deux fois, à l’égard de toute personne qui trouble l’ordre public ou en cas d’infractions répétées aux règlements de police par exemple. L’interdiction ne vise qu’un périmètre précis, elle ne peut pas couvrir l’ensemble du territoire communal.

Infractions diverses

Dans le cas de ce Nivellois, toutes les conditions étaient remplies. L’individu ne voulait pas porter le masque et il ne respectait pas non plus les distances avec les passants. De plus, il consommait de l’alcool en rue alors que c’est interdit. On l’a aussi entendu proférer des injures et des menaces, notamment vis-à-vis des forces de l’ordre.

La police lui a adressé plusieurs avertissements, mais rien n’y a fait. Le bourgmestre, Pierre Huart, a donc décidé de lui interdire de se rendre dans le centre de Nivelles. La mesure est certes radicale, mais elle n’a pas été prise à la légère.

"J’imagine que si le législateur en est arrivé à permettre aux bourgmestres de prendre de telles décisions, c’est qu’il y a d’autres faits qui ont conduit à voter cette loi, explique-t-il. Dès lors où l’outil existe, je ne vois pas pourquoi le bourgmestre ne pourrait pas l’utiliser quand il estime en avoir besoin, ce qui était mon cas ici. Au niveau de la forme, la personne a été auditionnée préalablement et la décision a été soumise au collège communal. Donc sur le plan administratif, ce n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire."

Reste à voir maintenant si l’individu respectera l’interdiction qui lui est faite. Dans le cas contraire, il encourt une amende administrative.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK