Un deuxième site pour le Collège da Vinci de Perwez? La proposition de la commune ne suscite pas l'enthousiasme de l'école

Ce pourrait être une nouvelle perspective de croissance pour le Collège da Vinci de Perwez. Ouvert il y a sept ans, cet établissement du réseau libre non-confessionnel est rempli. Et la liste d’attente est également très longue, ce qui attriste de nombreux parents dont les enfants ont peu de chance d’obtenir une place pour la prochaine rentréeInterpellé par cette situation, le collège communal de Perwez propose une piste de réflexion: créer une deuxième implantation du collège dans les locaux de l’ancienne Ecole Bogaerts, situés à quelques centaines de mètres à peine.

Ce bâtiment appartient à la commune depuis une petite dizaine d’années. A l’origine, c’est là que le Collège da Vinci devait s’installer mais un autre lieu avait finalement été choisi.

"Le site actuel où l’école est implantée est limité et il est entouré d’habitations, explique Jordan Godfriaux, bourgmestre de Perwez. Au niveau communal, notre volonté n’est pas d’ajouter des élèves sur ce site. C’est pour cela que nous proposons un deuxième site, pour accueillir par exemple les premières et deuxièmes années. Cela permettrait, à terme, une croissance de l’école, tout en n’asphyxiant pas davantage le quartier qui est déjà bien saturé aujourd’hui."

Bien sûr, un tel projet ne pourrait pas être concrétisé pour la prochaine rentrée. Il faudrait sans doute attendre au moins deux ou trois ans, notamment parce que le bâtiment de cette ancienne école nécessite une profonde rénovation.

A priori, c'est non

Dans l’immédiat, la balle est dans le camp du collège. Mais la proposition des autorités communales ne semble pas, a priori, susciter un fol enthousiasme. Le pouvoir organisateur évoque d’emblée des problèmes logistiques et d’organisation pour le personnel qui devrait se partager entre les deux sites. Il souhaite par ailleurs éviter de transformer le Collège da Vinci en gros paquebot: l’école veut rester à taille humaine et conserver son ambiance conviviale. Mais le point sera malgré tout discuté prochainement.

"Je ne veux pas du tout mettre la pression sur le pouvoir organisateur, ajoute le bourgmestre. Je veux juste dire que la commune, comme depuis le début, est disponible et est un partenaire fiable pour ce projet."

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