UCL et KUL rassemblent une collection d'ouvrages coupée en deux lors de la scission de l'université

Les ouvrages sont aujourd'hui conservés physiquement à l'UCL ou à la KUL, mais on pourra bientôt tous les consulter sur une plateforme numérique.
Les ouvrages sont aujourd'hui conservés physiquement à l'UCL ou à la KUL, mais on pourra bientôt tous les consulter sur une plateforme numérique. - © Emilie Vilcot

C’est un projet hautement symbolique, un demi-siècle après le douloureux épisode du Walen Buiten:  UCL et KUL ont décidé de rassembler sur une plateforme numérique la collection académique ancienne de la bibliothèque de l’université qui avait été scindée en deux parties à l’époque. 

Cette collection regroupe des ouvrages publiés par les professeurs de l’université depuis sa fondation en 1425 jusqu’à la fin du 18e siècle. Il y a 50 ans, elle a donc été coupée en deux: les cotes paires à Louvain-la-Neuve, les cotes impaires à Leuven. Depuis lors, UCL et KUL ont bien tenté de reconstituer l’ensemble chacune de leur côté, mais sans y parvenir complètement.

La numérisation de tous les documents va donc permettre de combler les vides. C’est un travail minutieux qui a commencé il y a quelques mois. "Les ouvrages sont très nombreux donc il a d’abord fallu sélectionner une première partie, explique Emilie Vilcot, l’une des responsables des bibliothèques de l’UCL. On a profité d’un événement, l’anniversaire de la fondation du Collège Trilingue en 1517 à l’Université de Louvain par des professeurs de l’entourage d’Erasme. On a travaillé sur ces personnalités humanistes de l’époque, on en a identifié une vingtaine et on a sélectionné des ouvrages que ces professeurs ont publiés ou auxquels ils ont contribué. La sélection a été faite avec la KUL pour éviter qu’on numérise les mêmes documents de chaque côté. On a donc établi une liste de documents et on s’est réparti le travail".

Diffusion et préservation du patrimoine

Pour la préservation de ce patrimoine très fragile et pour la diffusion du savoir, ce projet de numérisation est aussi une très bonne chose. "Les livres anciens, on les met en consultation pour nos chercheurs et pour toute personne qui le souhaite, poursuit Emilie Vilcot, mais c’est toujours un risque pour les documents car on les sort de leur zone de confort, de la réserve dans laquelle ils sont conservés. Ces documents sont manipulés, certains sont très fragiles. Donc l’avantage du numérique, c’est de pouvoir donner un accès facile et sans risque à ces petits trésors tout en les conservant".

A l’UCL, une quarantaine d’ouvrages ont déjà été numérisés, environ le double à la KUL. La prochaine étape? "On a lancé un nouveau projet qui va tourner autour des ouvrages d’Erasme principalement". L’objectif est de terminer la numérisation de l’ensemble des documents pour le 600e anniversaire de la fondation de l’université en 2025.

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