Tubize - Lembeek: une procession militaire sans querelle linguistique

Jeunes et vieux, flamands et wallons, participent à la procession
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Jeunes et vieux, flamands et wallons, participent à la procession - © Monika Wachter - RTBF

Pas de problème linguistique à la marche militaire et procession Saint-Véron. Les reliques du saint patron de Lembeek, en Flandre, sont portées jusqu'à Tubize, en passant par Braine-le-Château et Clabecq. Cela fait dix huit kilomètres de marche avec une trentaine d'arrêts devant des chapelles avant la rentrée solennelle à Lembeek. Il y a beaucoup de flamand mais aussi des wallons.

Les reliques de Saint-Véron

Les porteurs de la châsse qui contient les reliques de Saint-Véron ouvrent la marche. Ils sont suivi par les pèlerins. Comme cet habitant de Lembeek qui participe depuis 25 ans au pèlerinage, depuis qu'il sait marcher. "Ici, on ne parle pas de politique. Pour nous c'est la procession annuelle où tout le monde participe. Et tout le monde parle ce qu'il veut."

Les problèmes linguistiques n'existent pas ici. "Ça c'est la politique" enchaîne cette flamande. "Ça n'a pas sa place ici. Ici, c'est le pèlerinage et Pâques. C'est ça qui est important."

Depuis cinquante ans

Daniel Ialetta habite à Clabecq. Il participe depuis plus de cinquante ans à la procession et marche Saint-Véron. "J'essaie d'être au rendez-vous à huit heures à l'église de Lembeek et je suis la procession. Il y a des flamands et des wallons. Mais il n'y a pas de conflits communautaires. On marche ensemble sans aucune anicroche. Nous avons toujours connu ce pèlerinage à Clabecq et Lembeek."

Pèlerins, soldats et cavaliers flamands et wallons

C'est le même son de cloche au sein des soldats marcheurs. Tintin, c'est son surnom, est flamand. Il est le maître tambour de son groupe. "Différents musiciens et soldats de notre groupe viennent de l'autre côté de la frontière linguistique. Ce sont des wallons. Mais chez nous, ça ne pose aucun problème." Cet autre marcheur flamand ajoute "Tout le monde est le bienvenu. Boire une goutte ensemble, il n'y a rien de plus sympa !"

 

La frontière linguistique n'existe pas !

A la sortie du bois de Lembeek, nous sommes déjà en Wallonie, à la limite de Tubize et Braine-le-Château. Une famille s'est réunie sur le pas de la porte. "On se revoit ensemble en famille, flamingen en walen samen, les wallons et les flamands ensemble. Une moitié de la famille est flamande et une moitié est francophone", disent-ils en rigolant avec plaisir et fierté.

 

 

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