Transformation du Théâtre Jean Vilar à LLN: demande de permis introduite et appel au mécénat pour boucler le budget

Le projet de transformation-reconstruction du Jean Vilar est estimé à huit millions d'euros.
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Le projet de transformation-reconstruction du Jean Vilar est estimé à huit millions d'euros. - © Wikipédia

A l’étude depuis plusieurs années, le projet de transformation du Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve vient d’entrer dans une phase concrète. La demande de permis a été introduite à la mi-mars. Si tout se passe bien, les travaux commenceront à l’automne 2020 et s’achèveront deux ans plus tard.

En réalité, le mot transformation paraît usurpé. Il faudrait plutôt parler d’une reconstruction. "En fin de compte, on aura un nouveau théâtre, explique Cécile Van Snick, la directrice. Le périmètre sera le même, mais tout va changer à l’intérieur. Le projet est de creuser dans la dalle de Louvain-la-Neuve et de faire une nouvelle salle qui sera située à l’équivalent des niveaux -1 et -2 actuels".

Du confort pour tout le monde

Une nouvelle salle rectangulaire de 400 places, en pente douce, remplacera donc la salle actuelle de forme trapézoïdale. L’entrée du théâtre sera aussi modifiée: tournée vers la ville et non plus vers l’extérieur, elle donnera dorénavant sur la place Rabelais. Le Jean Vilar reconstruit sera plus convivial et offrira bien plus de confort au public, aux comédiens et aux équipes techniques.

"Ce sera enfin un outil digne de ce nom, même si je ne crache pas du tout dans la soupe, poursuit Cécile Van Snick. Le lieu actuel devient mythique, et je verserai une larme au moment où on cassera tout. Parce qu’il y a tellement de souvenirs dans cet espace. Mais il faut se rappeler qu’au départ, ce bâtiment n’était pas destiné à être un théâtre, c’était un restaurant universitaire. C’est formidable qu’on ait pu utiliser ce lieu pendant quarante ans, mais c’est bien aussi de passer à autre chose."

Ce projet ambitieux, estimé à huit millions d’euros, implique de nombreux acteurs: la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Province du Brabant wallon (qui interviendront pour les trois quarts de la somme à travers divers mécanismes de financement), l’UCLouvain (propriétaire du bâtiment), l’Intercommunale du Brabant wallon (qui sera le maître d’ouvrage avec l’atelier théâtral) et la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve (qui doit encore fixer le montant de son intervention).

Un coup de pouce des entreprises du coin?

Dans les grandes lignes, le budget est bouclé. Mais pour se donner une marge de sécurité et pour pouvoir concrétiser le projet rêvé jusque dans les moindres détails, le Théâtre Jean Vilar va faire appel au mécénat et aux dons, avec l’aide de la Fondation Roi Baudouin et de l’ASBL Prométhéa. Objectif? Récolter 500.000 euros. Des entreprises seront sollicitées, notamment celles qui sont implantées (ou qui vont s’implanter) à Louvain-la-Neuve.

"Prioritairement, c’est plus logique de se tourner vers des entreprises qui sont proches du théâtre et qui connaissent les activités du théâtre. On est là depuis plus de quarante ans, on attire 60.000 spectateurs par an, cela veut dire qu’il y a vraiment une vie au centre de Louvain-la-Neuve qui rayonne à travers toute la province."

Le théâtre Jean Vilar raconté par son fondateur, Armand Delcampe

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