Solidarité en Brabant wallon: les Vestiboutiques de la Croix-Rouge ont rouvert leurs portes mais elles manquent de bénévoles

En Brabant wallon, il y a quatre Vestiboutiques: à Jodoigne, Tubize, Nivelles et Ottignies.
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En Brabant wallon, il y a quatre Vestiboutiques: à Jodoigne, Tubize, Nivelles et Ottignies. - © Hugues Van Peel - RTBF

Parmi les commerces dits "non-essentiels" qui ont pu rouvrir ce mardi, il y a les Vestiboutiques de la Croix-Rouge. On y trouve de quoi se vêtir sans casser sa tirelire. Ces magasins de seconde main fonctionnent grâce aux dons des particuliers et grâce aux bénévoles qui trient les vêtements avant de les vendre.

"On a énormément de stock et on a vraiment envie que les gens profitent de ces petits prix, explique Chantal Peeters, responsable de la Vestiboutique d’Ottignies. On a des sacs, des chaussures, tous types de vêtements, des tenues de ski par exemple, c’est un panel vraiment très diversifié."

Ces dernières semaines, les bénévoles se sont contentés de réceptionner les dons. Francine, une retraitée qui passe une partie de son temps libre au magasin, est heureuse d’accueillir à nouveau les clients.

"Chaque fois qu’on était ici pour accepter les dons et les mettre de côté, il y a des gens qui venaient nous demander si nous étions ouverts. Ils en ont vraiment besoin."

Des dons sur rendez-vous

La Vestiboutique a donc son public (personnes défavorisées, adeptes du recyclage ou amateurs de vintage) et de la marchandise en quantité. Ce qui lui manque, ce sont des bras. La crise sanitaire a laissé des traces.

"Beaucoup de bénévoles ont dû être écartés vu leur âge, poursuit Chantal Peeters. Et lors de la deuxième fermeture, les gens n’ont même plus osé venir. Ils attendent de voir ce va se passer au mois de janvier. On est toujours en demande de bénévoles, pour pouvoir aussi ouvrir plus de plages horaires."

Un petit renfort permettrait aussi de réceptionner et de trier davantage de vêtements. Aujourd’hui, les dons se font uniquement sur rendez-vous.

"Les gens continuent à donner, vu qu’ils ont eu beaucoup de temps pour trier avec le confinement (rires). Mais nous travaillons à notre rythme. Avant, nous étions plus nombreux pour accueillir les gens et trier. Les gens étaient habitués à donner tout et n’importe quoi. Maintenant, on trie avec eux et ils reprennent ce qui ne nous convient pas. Cela nous évite de devoir jeter trop de choses."

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