Réforme du Brabant wallon : "Nous devrons opérer des choix radicaux"

Le Brabant-wallon n'exercera plus
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La province de Namur a annoncé vendredi une réforme historique. Elle va opérer une coupe dans ses compétences, ses aides et réduire le nombre de ses collaborateurs. Depuis l’annonce que le financement des zones de secours sera désormais du ressort des portefeuilles provinciaux, les réformes pour trouver les fonds nécessaires sont inévitables.

Du côté du Brabant wallon, en 2024, le financement de la zone de secours représentera 25% du budget de la province. Une réflexion sur la réforme de la province est donc en cours depuis plusieurs mois et est déjà bien avancée. "Ce n’est pas si simple parce que de nombreux services que nous effectuons sont du ressort d’autres niveaux de pouvoir" explique Michel Mathieu, député président du collège provincial, avant de préciser : "Par exemple l’enseignement, on ne peut pas fermer une école. On ne peut pas simplement décréter qu’on n’exerce plus cette compétence. On va devoir fermer des services tourner vers les citoyens. C’est la problématique à laquelle on est confronté".

"Nous devrons opérer des choix radicaux"

En 2021, en se serrant la ceinture, la province arrive à boucler son budget en offrant les mêmes services à la population. Dès 2022, "on va devoir diminuer voire supprimer une partie du soutien à l’associatif en Brabant wallon, et dès 2023, il y aura des choix sur une série de métiers que nous devrons abandonner".

Concrètement, un nouveau plan stratégique est rédigé et il passe de onze à cinq objectifs stratégiques. On travaille autour de cinq concepts qu’on veut développer : "retravailler sur l’emploi, sur un tissu dense de PME, bref l’économie locale ; le deuxième concept ce sont les solidarités pour aider à traverser la crise qu’on va subir ; le troisième aspect c’est un territoire à dimension humaine où on travaille sur la transition ; le quatrième aspect c’est une terre d’innovations et de talents dans laquelle on va retrouver le volet formation recherche enseignement, et enfin un volet institutionnel dans lequel on considère que la province est un animateur de territoire".

"On veut travailler sur des spécificités régionales. Par exemple, en Brabant wallon, c’est plus difficile d’accéder au logement que dans le Hainaut. On a aussi une population qui vieillit plus vite que la moyenne de la population wallonne", avant d’ajouter "la réflexion est en cours".

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