Re-cycle cherche un abri pour ses vélos

Re-cycle cherche un abri pour ses
Re-cycle cherche un abri pour ses - © Flickr - Salim Virji

Que ce soit pour aller au travail, à l’école ou simplement pour se balader, le vélo peut s’avérer extrêmement pratique. Pas de pollution, pas de bruit, pas d’embouteillages, ce véhicule à deux roues possède bien des avantages. Toutefois, acheter un vélo neuf n’est pas à la portée du portefeuille de tout le monde. Les modèles dernier cri peuvent dépasser le millier d’euros et pour beaucoup de familles qui ne roulent pas sur l’or, l’achat d’un vélo peut paraître superflu voire inutile.

Des vélos pour ceux qui n’ont pas les moyens

À Jodoigne, un groupe de passionnés a décidé de remédier à cette situation, à son échelle. Ce groupe, c’est Re-cycle. Cette bande de copains est présente sur de nombreux événements cyclistes jodoignois, pas pour participer mais pour offrir ses services. Bénévolement, les membres du collectif, changent une chambre à air ou réparent des freins. En plus de cela, Re-cycle, comme son nom l’indique, donne une nouvelle vie à des vélos abandonnés. C’est ce qu’explique Françoise Janfils, l’une des membres du groupe et présidente de l’ASBL "Rose-eau", une ASBL qui prône la solidarité entre habitants. "C’est parti des collectes sélectives dans les parcs à conteneurs. Nous avons eu l’occasion de pouvoir récupérer les vélos et de les réparer pour ensuite les mettre à disposition du public. Une fois remis en état, ces vélos sont principalement destinés aux personnes qui n’ont pas les moyens d’en acheter un". "On travaille notamment avec le CPAS, avec le plan de cohésion sociale et Fedasil de Jodoigne. On donne ou on prête la plupart des vélos mais certains sont revendus à prix démocratique afin de payer les pièces utilisées pour les réparations" poursuit Françoise Janfils.

Problème d’espace

Ces vélos, il faut les entreposer, et c’est là que le bât blesse. Re-cycle cherche un espace de rangement pratique ce qui, selon Françoise Janfils, n’est pas le cas des locaux actuels. "Nous cherchons deux choses : un endroit pour accueillir les ateliers, parce que pour le moment ils se déroulent sur la place, sous une tonnelle, ce qui est loin d’être idéal. Nous cherchons aussi un hangar pour entreposer les vélos. Pour le moment, la ville de Jodoigne met un petit espace à notre disposition mais nous ne pouvons y accéder que via les employés communaux ce qui est problématique. D’autant plus que nous sommes bénévoles et donc nous travaillons sur ces vélos principalement durant notre temps libre, le soir ou le week-end". En ce qui concerne la Ville et le CPAS, bien conscients de ce que peut apporter Re-Cycle à Jodoigne, ils cherchent actuellement une meilleure solution.

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