Quel choix pour la nouvelle école secondaire à Genappe? Deux projets sur la table

Deux projets d'école secondaire à Genappe. Un projet d'école à pédagogie active de l'Asbl Nespa lancé depuis mars 2015.    Et à présent, un deuxième projet soutenu par le réseau d'enseignement catholique, le Segec.
Deux projets d'école secondaire à Genappe. Un projet d'école à pédagogie active de l'Asbl Nespa lancé depuis mars 2015. Et à présent, un deuxième projet soutenu par le réseau d'enseignement catholique, le Segec. - © Illustration. ANTHONY DEHEZ - IMAGEGLOBE

Ce sont des dossiers aux enjeux importants pour le Brabant Wallon. La création de nouvelles écoles dans la province. En 2014, il y a eu l'ouverture du Collège Da Vinci à Perwez. Dans quelques années, y aura t-il une école secondaire à Genappe? Si oui quel projet?

Après le projet d'école à pédagogie active lancé en mars 2015 par plusieurs parents (Nespa) et soutenu par la Fédération des établissements libres subventionnés indépendants (Felsi, la même Fédération qui encadre le Collège Da Vinci de Perwez), voici un autre projet de future école secondaire à Genappe. Un tronc commun d'études de 2 ou 3 ans soutenu par le Secrétariat général de l'enseignement catholique (Segec). Deux projets  pour Genappe. Lequel sera t-il retenu par le conseil général de la Fédération-Wallonie-Bruxelles?  

Après le projet NESPA, voici le  projet du Collège archiépiscopal Père Damien 

Alors que le premier projet d'école secondaire  avait été initié par des parents d'élèves motivés par un projet pédagogique tourné vers les méthodes Freinet, Decroly ou encore Steiner,"On attend d'ailleurs toujours notre feu vert pour une rentrée en 2018 dans des containers, ca traine chez la Ministre Schyns (CDH)." explique un des parents de l'école Nespa.

Dans le cas de ce nouveau projet, l'initiative vient du directeur du Collège Sainte-Gertrude de Nivelles, Gilbert Brancart, bientôt à la retraite et soutenu par le réseau d'enseignement catholique, le Segec. "Le secrétariat de l'enseignement catholique se devait de proposer un projet dans la région de Genappe. Il y manque clairement des places dans le secondaire et la tension démographique y est forte" explique Fernand Gillet, ancien directeur de l'Institut Cardinal Mercier et administrateur au Segec.

"Nous avons déjà créé une asbl, et mis sur pied le PO (Pouvoir Organisateur), deux conditions obligatoires en vue de la création de cette future école secondaire, le Collège archiépiscopal Père Damien de Genappe. Le siège social est actuellement établi chez le doyen de Genappe. Et le directeur du PO est donc  Gilbert Brancart, l'actuel directeur du Collège Sainte-Gertrude de Nivelles donc. Le dossier est déposé à la Fédération-Wallonie-Bruxelles".

"14 classes avec une ouverture aux enfants dyslexiques, une immersion en néerlandais et l'accent mis sur les sciences"

"C'est un projet d'école ouverte à tous les enfants de sixième primaire de la région autour de Genappe". détaille Fernand Gillet du Segec " Notre idée, au Collège Père Damien,  contrairement au projet Nespa, c'est de créer seulement le premier "degré" du secondaire, donc 2 ou 3 ans, en fonction de ce que le pacte d'excellence décidera. Un degré d'observation autonome. Un tronc commun dès la première secondaire de 2 ou 3 ans donc, qui proposera de l'immersion linguistique en néerlandais, une filière sciences axée sur l'environnement . Et avant tout une école ouverte à tous,  peu importe le milieu culturel ou philosophique." L'ouverture serait pour quand? Après un feu vert de la Fédération-Wallonie-Bruxelles, il faudrait compter 4 ans. "On espère une rentrée pour 2019 ou 2020." 

"Mais pourquoi sur le même terrain?"

Le lieu où s'installerait Collège Père Damien?  "Nous visons le site de l'ancienne sucrerie de Genappe. Près des silos. Nous allons tenter d'obtenir un bail emphithéotique de la Région Wallonne. Pour y construire les bâtiments si nous obtenons le feu vert". Mais pourquoi à cet endroit? Le projet de Nespa (Nouvelle école secondaire à pédagogie active a comme idée le même lieu d'implantation. "Nous avons été avertis par nos antennes qu'un dossier de reconnaissance avait été introduit auprès de la Fédération-Wallonie-Bruxelles." explique Frédéric Chomé de l'Asbl Nespa." On ne peut évidemment pas s'opposer à ce que le réseau d'enseignement catholique soumette à son tour un projet. Mais pourquoi sur le même terrain?."

Guerre de réseaux en vue?

Le choix du terrain du nouveau projet soutenu par le Segec, Fernand  Gillet l'explique par une réponse courte. "C'est le meilleur choix pour notre projet.  Nous devons encore contacter le ministre wallon Carlo Di Antonio à ce sujet. Le même terrain que le projet de pédagogie active Nespa? Je ne le savais pas." répond l'administrateur du Segec. "Je ne connais pas bien leur dossier".

Du coté de l'Asbl NESPA, non seulement, on ne comprend pas ce choix ."C'est clairement de la concurrence à notre projet, c'est sur le même lieu. De plus,  nous disposons d'une promesse de la Région wallonne pour disposer de cet emplacement près des silos. A condition d'obtenir le feu vert de la Fédération-Wallonie-Bruxelles. Mais la réponse traine!."

"Nous ne voulons pas entendre parler de guerre scolaire. Nos projets sont différents"

Le dossier va t-il prendre une tournure politique? Le gouvernement de la Fédération-Wallonie-Bruxelles devra bientôt décider des endroits de créations de nouvelles écoles secondaire. La finalisation de l'étude sur les zones de tension géographique est attendue pour fin janvier. Une première version de l'étude communiquée en septembre reconnaissait Genappe comme zone de forte tension en la matière.  Quel projet sera retenu? "Du côté du projet du Collège du Père Damien, nous sommes soutenus par les écoles catholiques de la province. Nous voulons clairement proposer les 2 ou 3 premières années du secondaire, et qu'après ce niveau,  les élèves partent dans des écoles plus spécifiques, à un âge où se déplacer en bus est plus simple pour eux."

"Non , ca ne sera pas une guerre scolaire. L'enseignement catholique veut remettre un projet car c'est important pour nous d'être présent dans toutes les régions. Et ici, il existe un manque".

 

"Nous constatons le dépôt d'un nouveau projet, alors que le nôtre attend depuis un an"

A l'Asbl Nespa, on espère la réponse positive de Marie-Martine Schyns la Ministre de l'Education de la fédération Wallonie Bruxelles. "Guerre scolaire? On n'espère pas. on constate juste que notre projet est ficelé depuis un an et attend le feu vert . Et qu'un autre projet arrive sur le même terrain que celui de notre projet".  Les porteurs du projet Nespa  comptent se rappeler au bon souvenir de la Ministre dans les prochains jours. Pour ouvrir en 2018,  (dans des containers dans un premier temps, avant la construction des bâtiments), le feu vert doit être accordé au plus tard en mars 2017.

Si  la commune de Genappe est bien retenue comme lieu de création future école  secondaire, un  choix devra être posé entre les deux projets.

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