Protocole Horeca: très remonté, le bourgmestre de La Hulpe dénonce "l'incompétence de ceux qui gèrent la crise"

A trois jours de la réouverture des terrasses, le bourgmestre de La Hulpe ne mâche pas ses mots. Christophe Dister dit en avoir "ras-le-bol du manque de respect et de l'incompétence de ceux qui gèrent la crise". Le motif de sa colère ? Il n’a toujours pas reçu le protocole Horeca.

"Au niveau communal, nous sommes les garants du respect des règles que le fédéral et la région édictent, explique-t-il. Ce qui pose problème aujourd’hui, c’est qu’on ne sait pas s’organiser. Et c’est comme ça depuis le début de la crise. On est toujours mis au courant après les autres ou à la dernière minute. Qui plus est, nous voulons soutenir nos établissements Horeca qui ont souffert et qui vont encore souffrir. On voudrait les aider à passer le cap, les aider avec l’infrastructure éventuelle ou à augmenter leurs terrasses. Mais sans ce protocole, comment peut-on prendre les bonnes mesures? On nous empêche d’aider, on nous empêche d’anticiper."

Informé via la police

Christophe Dister ajoute que depuis la diffusion de son communiqué ce mercredi, les réactions n’ont pas traîné. A sa grande surprise, la police locale lui a même transmis le fameux protocole.

"Ce matin, au téléphone, le gouverneur me dit qu’il n’a rien. Et cet après-midi, le protocole passe par l’intermédiaire des polices locales. Mais qu’est-ce que la police a à voir dans la chaîne de communication entre le gouvernement fédéral et les communes qui sont censées mettre en œuvre les décisions qu’il prend? Et la police m’a envoyé ce protocole pour me dépanner, la réalité c’est ça! En fait, le fédéral décide et le communal dispose. Il n’y a aucun respect pour l’autorité communale."

Le bourgmestre de La Hulpe dénonce aussi le manque d’anticipation concernant la réouverture des terrasses, alors que le mois de mai était évoqué depuis un certain temps.

"C’est incroyable, voire inconcevable, qu’on ne se soit pas préparé plus tôt. Qu’on ait fait des erreurs pendant la première partie, pendant le premier confinement, pas de problème, on découvrait quelque chose. Mais pas deux fois, pas quand ça coûte aussi cher à la société."

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