Prison d'Ittre: la police provoque un tollé en vérifiant l'identité des grévistes

Un huissier, accompagné de policiers, est venu vérifier ce mercredi matin tôt si les grévistes ne bloquaient pas l'entrée de l'établissement pénitentiaire.
Un huissier, accompagné de policiers, est venu vérifier ce mercredi matin tôt si les grévistes ne bloquaient pas l'entrée de l'établissement pénitentiaire. - © RTBF

Un huissier, accompagné de policiers, s'est rendu ce mercredi matin, un peu après 6h00, à la prison d'Ittre. Sa mission: vérifier que les piquets n'empêchent pas les agents qui veulent travailler de rentrer à l'intérieur de l’établissement pénitentiaire. Le ton est ensuite monté lorsque les policiers ont exigé des grévistes qu’ils présentent leur carte d'identité. Vers 10H00, les grévistes étaient toujours sur place, tout comme les policiers et le huissiers, les deux camps se regardant en chiens de faïence.

"C'est de l’intimidation", dénoncent le syndicats. Pour Philippe Liévens, délégué syndical CGSP, ce qui s'est passé est inacceptable. "Aller dire à des grévistes que le fait d’être devant leur entreprise, c’est de l’intimidation… Alors, je crois que dans toute action de grève, nous faisons de l’intimidation. Moi, je crois plutôt que l’intimidation dans ce cas-ci vient de l’administration elle-même ! Car ils sont incapables de gérer le conflit."

Et Philippe Liévens de poursuivre : "C’est sûr que cela va échauder les esprits… J’espère juste que cela n’ira pas trop loin… Les grévistes, en tous cas, ne sont pas prêts à lever le camp. Si le gouvernement espérait les affaiblir de la sorte, il s’est lourdement trompé ! Car il les a – au contraire – renforcés dans leur position !"

L’huissier est ensuite parti vers 8h30. Rappelons que la grève des gardiens de prison a débuté il y a 17 jours, dans les établissements wallons et bruxellois.

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