Ottignies: des collégiens fabriquent des horloges à partir de vieux vinyles

Alexandre et Alice, 16 ans, membres de l'équipe d'Art 33
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Alexandre et Alice, 16 ans, membres de l'équipe d'Art 33 - © Hugues Van Peel - RTBF

Le vinyle fait un retour en force chez les amateurs de musique. En 2016, 270.000 33 tours ont été vendus en Belgique, soit une progression de 36% par rapport à 2015.

Mais le bon vieux disque peut aussi servir à autre chose. Au collège du Christ-Roi à Ottignies, huit élèves de cinquième secondaire ont créé une petite entreprise, baptisée Art 33, qui transforme les vinyles en horloges. Leur projet est soutenu par l’ASBL LJE (Les Jeunes Entreprises), qui veut stimuler l’entreprenariat chez les jeunes.

"L’association a organisé une réunion de présentation des mini-entreprises en octobre, explique Alexandre, attaché de presse d’Art 33. On est allé voir et on a été convaincu!"

Des horloges plutôt que des sous-plats

L’idée de transformer des vinyles s’est rapidement imposée, compte tenu du succès grandissant des 33 tours. Au départ, les jeunes entrepreneurs ont voulu en faire des sous-plats, mais fabriquer des horloges a paru plus original. Et le succès est déjà au rendez-vous. En quelques mois, Art 33 a vendu 250 créations, des commandes passées sur Internet (via Facebook ou la boutique en ligne) ou des ventes directes sur des stands dans des centres commerciaux.

Mais la mini-entreprise Art 33 a de plus grandes ambitions. "L’idée, c’est de faire de la vente dans des magasins, poursuit Alexandre. Ce serait une bonne façon de s’étendre. Nous espérons convaincre des magasins de décoration par exemple. Mais nous avons déjà placé des disques à la librairie du centre d’Ottignies, le magasin de vinyles de Wavre en aura bientôt. L’Office du Tourisme de Mons nous a aussi demandé des designs spéciaux, donc on leur a réalisé un design de Mons qui est maintenant vendu à l’Office du Tourisme. Pareil à Ottignies, donc ça s’étend".

Art 33 propose plusieurs collections d’horloges, axées sur des artistes ou des villes. Les vinyles sont retravaillés. Une découpe au laser laisse apparaître les motifs ou les silhouettes imaginés par le graphiste de l’équipe. "On réalise nos designs nous-mêmes sur ordinateur, donc ils sont uniques, explique Alice, directrice commerciale. Ensuite nous allons faire la découpe sur une machine spéciale à Liège, on a un très grand degré de précision. Et enfin on réalise la pose d’aiguilles à la main".

Art 33, future startup

Le succès grandissant de la mini-entreprise Art 33 et la visibilité dont elle jouit dans les médias depuis son lancement renforce la confiance de l’équipe. "L’expérience est très positive, se réjouit Alexandre. On a appris beaucoup de choses. Travailler ensemble, créer une équipe soudée, ce n’est pas si évident que ça en a l’air". Et pour l’avenir? "D’abord, il y aura la rhéto l’année prochaine. Art 33 nous prend beaucoup de temps mais c’est possible de continuer. En tous cas, la plupart des membres de la mini veulent aller plus loin, pour en faire une startup".

Les créateurs d’Art 33 ont à peine 16 ans mais ils ont de la suite dans les idées. Et ils auront peut-être une nouvelle occasion de briller très prochainement. Leur projet est l’un des cinq retenus pour la finale du concours de la mini-entreprise de l’année qui aura lieu le 17 mai.

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