Odoo engage une personne par jour en Belgique, success story d'une entreprise du Brabant wallon

"J'ai commencé il y a 12 ans dans mon kot. J'avais trois employés. On était à l'étroit", rigole Fabien Pinckaers, le fondateur d'Odoo, une boite de développement de logiciels de gestion pour des entreprises. Cette success story du Brabant wallon a démarré très modestement.

Depuis sa création, la société ne cesse de croître. Elle vient d’ailleurs de décrocher un partenariat avec Inspur, la principale société de logiciels de gestion en Chine.

"Chaque jour, on embauche une personne"

Le travail ne manque pas. Cette année, Odoo engage entre 150 à 180 personnes en Belgique, sur les sites de Bruxelles et de Ramillies. Les profils recherchés ? Essentiellement des développeurs (80 cette année), mais également des consultants chefs de projets et des commerciaux. "Chaque jour, on embauche une personne. Ce matin, dix sont arrivées", poursuit le patron qui passe d’un bureau à l’autre.

Dans chaque pièce, des dizaines de personnes travaillent. "On est 120 dans cette ferme. On est à l’étroit. C’est pour ça qu’on rénove une plus grande ferme à 500 mètres d’ici."

"Une ferme délabrée"

Dans le petit village de Grand-Rosière-Hottomont, Odoo s’est installé dans une ferme en carré typique du Brabant Wallon. "Au départ, je manquais d’espace, je n’avais pas de salaire. J’ai acheté le plus d’espace possible avec très peu d’argent. Qu’est-ce que je pouvais acheter ? Une ferme délabrée !"

Depuis, le cadre séduit : "Les petites pièces permettent aux développeurs de travailler au calme. Il y a une cour, tout le monde sort s’aérer. Travailler dans des fermes rénovées, c’est entrer dans la culture de l’entreprise". À Bruxelles, les employés sont dans un immeuble classique. "On cherche une ferme à acheter dans le sud de Bruxelles pour les sortir de là."

Et il va falloir en rénover des fermes. À travers le monde, Odoo emploi actuellement plus de 400 personnes. L’entreprise grandit de 60% par an. Le fondateur estime que cette croissance se poursuivra encore 3 ans. "D’ici trois à quatre ans, on devrait employer entre 1500 à 2000 personnes à travers le monde, la moitié en Belgique".

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