Noyade d'un enfant lors d'un cours de natation: un avocat demande à la commune de Grez-Doiceau de venir s'expliquer au procès

Cinq personnes sont poursuivies pour coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance dans cette affaire.
Cinq personnes sont poursuivies pour coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance dans cette affaire. - © Hugues Van Peel - RTBF

Le tribunal correctionnel de Nivelles se penchait mardi matin sur la noyade d’un enfant de quatre ans lors d’un cours de natation le 17 janvier 2019. L’accident s’était produit dans une piscine privée d’Ottignies. Fort heureusement, le petit garçon avait survécu, malgré un long moment sous l’eau. C’est le maître-nageur qui l’avait sauvé de justesse en le sortant du bassin et en pratiquant la réanimation. Mais il y a matière à s’interroger: comment cette noyade a-t-elle pu se produire?

Dans cette affaire, cinq personnes sont poursuivies pour coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance. Il s’agit du maître-nageur, de l’institutrice, de deux accompagnatrices et de la directrice de l’école communale de Grez-Doiceau où l’enfant était scolarisé.

Mais lors de l’audience d’introduction, l’avocat de la directrice a demandé que la commune de Grez-Doiceau soit citée.

"La commune de Grez-Doiceau est le pouvoir organisateur de l’école, donc le responsable final, même si ma cliente est la directrice de cette école, explique Frédéric Vancrombreucq. C’est le pouvoir organisateur qui organise les cours, notamment les cours de natation."

La demande de citation a été acceptée et l'examen du dossier a été reporté au 18 février. Interpellée par l’avocat de la directrice, la commune aura donc l’occasion de donner son point de vue.

Les images projetées à l'audience?

Durant la prochaine audience, le ministère public devrait pour sa part demander que soient projetées les images des caméras de surveillance qui ont filmé toute la scène. Ces images apporteront un éclairage sur le rôle des différents protagonistes et permettront peut-être de répondre à la question que tout le monde se pose: qui aurait dû repérer que l’enfant ne parvenait pas à sortir de la piscine après son exercice et qu'il se débattait, avant de finir par couler? Est-ce le maître-nageur qui était dans l'eau et n'avait pas une vue d'ensemble du bassin? Est-ce plutôt l'institutrice et les accompagnatrices qui étaient à proximité? La directrice de l'école, qui n'était pas sur place, a-t-elle une part de responsabilité en ce qui concerne la formation de son personnel?

Chacune des parties défendra ses arguments dans quelques semaines.

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