Mont-Saint-Guibert: un petit tour et puis s'en va pour Ecolo?

Ecolo conservera-t-il le mayorat? Ce sera sans doute compliqué
Ecolo conservera-t-il le mayorat? Ce sera sans doute compliqué - © Wikimedia Commons

2012 fut marquée par un tournant dans la vie politique locale à Mont-Saint-Guibert. La disparition inopinée du bourgmestre Jean-François Breuer un an plus tôt a laissé des traces au sein du groupe politique (MR-PS-CDH) qui était aux affaires depuis de longues années en majorité absolue. Et c’est divisé que ce groupe s'est présenté devant les électeurs.

Dans les urnes, la liste Union communale (UC, cartel MR-PS) n’obtenait plus que quatre sièges au lieu de 14, tandis que la dissidence Notre Village (MR-CDH) devenait la première force politique de la commune avec huit sièges.

Mais à Mont-Saint-Guibert, huit sièges ne suffisent pas pour gouverner. Tous les scénarios ont été envisagés et c’est Ecolo (avec cinq sièges) qui a finalement fait pencher la balance en signant un accord de coalition avec la liste UC. Et les Verts, devenant le premier groupe de la majorité, héritaient à la surprise générale de l’écharpe de bourgmestre pour Philippe Evrard, leur tête de liste.

Réconciliation

En 2018, les cartes seront sans doute rebattues. Car UC et Notre Village ont mis leur mésentente de côté pour se présenter devant les électeurs sur une nouvelle liste commune (son nom n’est pas encore connu), pluraliste et citoyenne, qui veut défendre un projet fédérateur et visionnaire pour Mont-Saint-Guibert.

Ecolo a pris acte de cette réconciliation "inscrite dans les astres". Les Verts se sont tout de même étonnés que l’annonce intervienne à 15 mois des élections. Ils espèrent que les projets en cours aboutiront malgré tout, notamment la coulée verte, ce cheminement doux et sécurisé qui traversera la commune jusqu’à Court-Saint-Etienne.

Ecolo en position délicate?

Entre 2006 et 2012, les Verts ont progressé en voix et en sièges et ils espèrent sortir renforcés des prochaines élections, malgré le départ de certains élus dans le courant de cette législature. Mais il leur faudra faire un score canon pour pouvoir à nouveau peser dans les négociations. Si ce n’est pas le cas, ils se retrouveront sans doute bien seuls au soir du scrutin.

Pour convaincre les électeurs, Ecolo n’a pas de clinquante réalisation à mettre en avant. Son bilan, selon le bourgmestre, c’est un travail de fond, un cap fixé pour le développement de la commune à l’horizon 2030, en matière d’urbanisme, de mobilité, d’environnement et pour l’amélioration du cadre de vie.

A Mont-Saint-Guibert, d’autres ambitions surgiront-elles dans les prochains mois? DéFi présentera-t-il une liste comme il l’avait fait en 2012 sous son ancien nom (avec 3% des suffrages, le FDF n’avait pas obtenu de siège)? Forcément, à un an du scrutin, les inconnues sont nombreuses.

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