"Made in chez nous": Dolfin, un chocolat gourmand

Suite de notre série de l'automne consacrée à ces entreprises belges qui font la réputation de la Belgique. Des sociétés qui s'exportent et qui font preuve d'un savoir-faire. Et cette fois, on va déguster de délicieux chocolats.  

C'est dans un zoning à Baulers (Nivelles) que nous nous arrêtons. C'est là que la société Dolfin s'est installée il y a deux ans. Elle existe depuis 30 ans mais elle avait besoin de place. Besoin aussi d'un bâtiment plus respectueux de l'environnement.

Un concept qui lui tient à cœur depuis de nombreuses années. Il y a 12 ans, c'était même la première chocolaterie belge à compenser 100% de sa production de carbone. Elle maintient ses efforts depuis, et réalise chaque année un audit pour aller encore plus loin. Elle a lancé aussi une nouvelle marque 100% bio, 100% commerce équitable.

Une entreprise finalement bien dans l'air du temps qui exporte aujourd'hui dans une trentaine de pays.

Miser sur la qualité des produits

En rentrant dans l'atelier, on commence à saliver. L'odeur de chocolat est omniprésente. Les moules défilent sur un tapis roulant et se remplissent progressivement. Ils seront secoués pour éviter les bulles d'air, puis refroidis doucement pour éviter toute altération.

Toute cette partie de la production est automatisée. Mais les ouvriers ne sont pas loin. Ils sont trente et s'occupent principalement d'emballer les différents produits. Avec des machines très spécifiques vu les différents formats proposés par l'entreprise.

Petits carrés

Il y a ces plaquettes dont l'emballage ressemble à un paquet de tabac. Il y a aussi ces petits carrés à déguster notamment avec le café. Au total, ce sont quelques 110 références et 70 recettes différentes qui sont proposées. Chocolat au lait, chocolat noir avec 60%, 70%, ou 80% de cacao. Agrémentés de spéculoos, de poivre rose, de citron, de gingembre, d'amandes grillées,....

Pour séduire une large clientèle, il faut innover constamment et proposer régulièrement de nouveaux produits, de nouvelles associations de goût. Et mettre en place des collaborations gourmandes. Un chat s'apprête d'ailleurs à croquer le Dolfin.

Voilà qui permet à la société d'augmenter sans cesse sa production. En 10 ans, elle a quasiment doublé son chiffre d'affaires (3,5 millions d'euros en 2009 - 6 millions d'euros aujourd'hui). En 2019, elle produisait 385 tonnes. En 2020, l'objectif était de 500 tonnes mais la COVID est passée par là. Le patron, Jean-Jacques de Gruben, table sur 400 tonnes.

Il parle de période anxiogène. A cette période, son carnet de commandes devrait être plein jusqu'en novembre. Mais pour le moment, il voit clair pour les 15 prochains jours. Pas de quoi licencier pour le moment, mais il a fallu mettre le personnel au chômage à certaines périodes.

Et comme le dit Jean-Jacques de Gruben, ce n'est pas le but quand on vient d'investir 6 millions dans un nouveau bâtiment.

Le chocolat belge, une valeur sûre!

La réputation du chocolat belge daterait, selon Pierre Marcolini, du 19ème siècle. Les artisans belges étaient à l'époque les seuls à moudre les fèves et à en faire un produit destiné à fondre dans la bouche.

C'est aussi en Belgique que la praline à la belge a été inventée. Il s'agit d'un montage en chocolat fourré de crème, de ganache ou de praliné imaginé en 1912 par Jean Neuhaus Junior.

Depuis, la production de chocolat n'a cessé d'augmenter dans notre pays. Selon la Fevia (Fédération de l'industrie alimentaire belge), en 2018, 258 entreprises travaillaient le cacao, le chocolat ou faisaient de la confiserie. Et elles occupaient 8.345 travailleurs (9% des postes dans le secteur alimentaire).

En 2019, 765.000 tonnes ont été produites par le secteur du chocolat (www.statbel.fgov.be). Et 80% de cette production était destinée à l'étranger.

Les Belges restent aussi de grands amateurs de chocolat. La consommation moyenne est de 6 kilos par an, par habitant.

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