Lutte contre le paludisme: produit à Rixensart, le vaccin de GSK est testé à grande échelle en Afrique et représente un grand espoir

C’est un grand pas en avant dans la lutte contre le paludisme, qui fait chaque année des centaines de milliers de morts en Afrique: le Malawi vient de lancer le premier test grandeur nature d’un vaccin expérimental mis au point par GSK en Brabant wallon.

Pour le géant pharmaceutique et ses partenaires (parmi lesquels figurent la fondation de Bill et Melinda Gates, l'Unicef et l'Alliance du Vaccin), c’est l’aboutissement de trente ans de recherche. Le programme a coûté un milliard de dollars, soit environ 890 millions d'euros.

"Quand on nous a montré les photos des premières doses qui quittaient Rixensart vers l’Afrique, c’est vrai que ça nous a fait quelque chose, se réjouit Elisabeth Van Damme, directrice de la communication externe chez GSK. Enfin, notre bébé sur lequel on travaille depuis tant d’années qui part pour être utilisé en Afrique et qui, on l’espère, sauvera des vies."

Le vaccin réduit les risques

Ce vaccin est le seul disponible aujourd’hui pour lutter contre le paludisme. Il ne permet pas de se prémunir totalement de la maladie, mais il réduit considérablement les cas d’infection.

"Le vaccin permet de prévenir quatre cas de paludisme sur dix, explique Lode Schuerman, médecin chez GSK. Mais pour un enfant qui vit là-bas, qui a plusieurs épisodes de paludisme par an, en prévenir presque la moitié, ça vaut la peine. C’est un pas en avant considérable."

Pour réduire encore le nombre de victimes, il faut donc associer ce vaccin aux moyens traditionnels de lutte contre le paludisme, comme l’utilisation de moustiquaires et la détection rapide des symptômes pour un traitement plus efficace, chez les jeunes enfants notamment.

"Ces dernières années, on a eu beaucoup de succès dans la lutte contre le paludisme, poursuit Lode Schuerman. Mais néanmoins, il y a toujours un enfant qui meurt toutes les deux minutes en Afrique, soit plus de 250.000 enfants chaque année. Et globalement, il y a deux millions de cas de paludisme, donc des épisodes avec fièvre, qui arrivent chaque année. L’Afrique est la plus touchée car on y trouve plus fréquemment la forme la plus dangereuse du paludisme. Et c’est pour cette forme qu’on a développé notre vaccin."

Le vaccin est baptisé Mosquirix, contraction de "mosquito" (le moustique, vecteur de la maladie) et de Rixensart (où le vaccin est produit). Avant sa diffusion à une très large échelle, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recommandé un test grandeur nature au Malawi, au Ghana et au Kenya. Dans chacun de ces pays, 120.000 enfants seront vaccinés cette année. 

Archives: Journal télévisé 24/07/2015

Le vaccin anti-paludisme de la firme GSK reçoit le feu vert de l'Agence européenne des médicaments 

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