LLN: malgré la promesse de subsides, les 24 Heures Vélo n'auront pas lieu

Les organisateurs, la ville et les services de police et de secours réfléchissent déjà à l'édition 2017 des 24 Heures
Les organisateurs, la ville et les services de police et de secours réfléchissent déjà à l'édition 2017 des 24 Heures - © Belga Image

Les 24 Heures Vélo de Louvain-la-Neuve sont donc définitivement annulées. La semaine dernière, les organisateurs déclaraient qu’ils ne pouvaient pas supporter le coût trop important des mesures de sécurité et qu'ils refusaient de faire payer un droit d'entrée aux étudiants. Depuis lors, des sponsors publics (Région wallonne et province) et privés se sont manifestés. Ils se disaient prêts à soutenir financièrement l’organisation de l’événement. Mais le CSE (Cercle sportif étudiant) a tout de même jeté l’éponge, invoquant l’esprit des 24 Heures.

Cette année, pour répondre aux impératifs de sécurité, la fête et les concerts auraient dû être confinés dans trois lieux séparés du circuit des vélos, avec vigiles et contrôles aux accès. Tout cela ne correspondait pas à la philosophie des 24 Heures selon les organisateurs. C’est finalement pour cette raison qu’ils ont annulé l’événement.

En coulisse, on apprend qu'il y aurait tout de même eu du tiraillement entre les étudiants, certains étant favorables aux 24 Heures dans cette configuration inédite, d’autres y étant opposés pour des raisons financières. Le confinement dans trois espaces impliquait la fermeture des cercles et fédérations pour qui la vente de boissons ce jour-là est une importante source de profit.

Une édition 2017 novatrice?

Ce mercredi, une réunion avait lieu entre les organisateurs des 24 Heures, les autorités communales, l’UCL, la police, les pompiers et les services médicaux. Ce fut l’occasion pour chacun d’exprimer son point de vue sur l’annulation et d’envisager, déjà, la future édition des 24 Heures en 2017.

"D’un échec, faisons une opportunité, un nouveau départ, explique le bourgmestre de la commune, Jean-Luc Roland. Réfléchissons à un événement qui tienne compte des contraintes de sécurité. Mettons-nous dans l’hypothèse où le niveau 3 perdure et revenons aux fondamentaux des 24 Heures, avec la course et des animations autour, dans la ville. Eventuellement, réfléchissons avec d’anciens présidents du CSE et ne nous empêchons pas d’imaginer des choses novatrices. C’est l’état d’esprit qui nous a animé lors de cette réunion".

Cela dit, les étudiants renonceront-ils à faire la fête le 26 octobre, jour où les 24 Heures auraient dû avoir lieu? Sur les réseaux sociaux, des appels au rassemblement sont apparus ces derniers jours. La ville et la police veillent au grain pour mettre au point le dispositif adéquat. Les 24 Heures, c’est une machine bien rodée où chacun sait ce qu’il doit faire. Par contre, une grosse fête plus ou moins improvisée avec des étudiants parfois imbibés et peut-être revanchards, c’est une autre paire de manches. Les autorités communales veulent se préparer à toute éventualité.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK