Les poubelles à puce vont débarquer dans plusieurs communes du Brabant wallon en 2020: voyez si vous êtes concernés

A Chastre, les poubelles à puce ont entraîné une diminution très importante du poids des déchets, d'autres communes espèrent faire aussi bien.
A Chastre, les poubelles à puce ont entraîné une diminution très importante du poids des déchets, d'autres communes espèrent faire aussi bien. - © Hugues Van Peel - RTBF

Après Chastre en 2016, plusieurs communes du Brabant wallon passeront l’an prochain aux poubelles à puce: Chaumont-Gistoux le premier janvier, Rixensart un mois plus tard, Walhain et Beauvechain début mars. L’objectif est de réduire le volume des déchets, et surtout de séparer les déchets organiques du reste de la poubelle.

En poids, les déchets organiques représentent 40 à 50% de nos poubelles. Or ces déchets peuvent être valorisés (transformés en biogaz et en amendement pour l’agriculture), il faut donc les retirer des poubelles classiques pour les traiter séparément. Toutes les communes devront franchir le pas d’ici la fin de l’année 2023, afin de se conformer à une directive européenne. Certaines se sont déjà lancées, profitant de la fin du contrat qu’elles avaient conclu pour le ramassage des déchets.

Sacs ou conteneurs à puce?

Cela dit, si le ramassage séparé des déchets organiques sera bientôt une obligation, les communes sont libres de choisir le dispositif qui leur paraît le plus adéquat en fonction de leurs caractéristiques: sacs poubelles ou conteneurs à puce.

"L’approche des uns et des autres est variable, explique Etienne Offergeld, directeur du départements déchets à l’intercommunale inBW. Il y en a qui favorisent la facilité, d’autres privilégient la sécurité. Et puis la structure du bâti n’est pas la même partout. Les conteneurs à puce sont plus compliqués pour ceux qui habitent dans un appartement que pour les occupants d’une maison. Donc en fonction de ces différents critères, les communes ont choisi des systèmes différents."

Par exemple, Chaumont-Gistoux, Beauvechain et Rixensart ont opté pour deux conteneurs à puce: le premier pour les déchets résiduels, le second pour les matières organiques. De son côté, Walhain a préféré un système hybride: un conteneur pour les déchets résiduels et un sac biodégradable pour les organiques. De la sorte, les Walhinois et les Walhinoises qui font un compost à domicile n’auront pas à payer pour un conteneur qu’ils n’utiliseront sans doute pas.

L'exemple de Chastre

En Brabant wallon, Chastre fut donc la première à opter pour les conteneurs à puce en 2016. Et elle s’en félicite! Vu qu’ils paient leurs poubelles au poids, les Chastrois et les Chastroises sont plus attentifs à ce qu’ils y jettent. En 2018, chaque habitant a "produit" 102 kilos de déchets, dont 25 kilos de déchets organiques. C’est trente kilos de déchets en moins qu’en 2015, juste avant l’instauration du système. Pour la commune, cela représente 470 tonnes de déchets en moins envoyées à l’incinérateur. Et comme le coût de l’incinération augmente, c’est une économie substantielle pour les finances communales.

Chaumont-Gistoux, Rixensart, Beauvechain et Walhain espèrent faire aussi bien que Chastre à l’avenir. Et d’autres communes suivront en 2021: Perwez, Grez-Doiceau et Ramillies ont aussi opté pour les poubelles à puce.

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