Les hiboux grands-ducs de Rebecq menacés par un projet éolien

Deux éoliennes doivent être installées à proximité directe de zones de nidification de hiboux grands-ducs.
Deux éoliennes doivent être installées à proximité directe de zones de nidification de hiboux grands-ducs. - © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN - AFP

Il n'y a qu'un kilomètre entre le site des futures éoliennes de Rebecq (projet Engie) et l’une des zones de nidification de hiboux grands-ducs.

Au bord de la plaine concernée habite aussi Étienne Mayeur, en charge de la biodiversité pour la Plateforme Citoyenne Éoliennes Rebecq, et opposant au projet. Il dénonce le fait que les grands-ducs ne soient pas mentionnés dans l’étude d’incidence du projet éolien (menée, elle, par le bureau Sertius). "Les employés du bureau d'étude sont venus une dizaine de fois, et ils disent qu'ils n'en ont pas entendu", développe Étienne Mayeur. "Or il y en a et c'est bien connu. Il suffit de taper sur un moteur de recherche 'Rebecq grands-ducs', et les résultats le montrent directement. Et au final, on finit par se demander pourquoi ce rapace n'apparaît pas dans les études, sachant qu'il s'agit d'une espèce patrimoniale...". Une espèce aussi emblématique des sites carriers de la région, et essentielle pour le maintien de la biodiversité. 

"Toute la pyramide alimentaire hypothéquée"

"C'est une espèce rare", poursuit Étienne Mayeur. "Nous sommes fiers ici à Rebecq de l'avoir parmi nous. De plus, c'est un animal majestueux, beau et utile. Il est au sommet de la pyramide alimentaire. Et retirer le sommet d'une pyramide alimentaire, c'est l'hypothéquer dans son entièreté". 

Étienne Mayeur et sa plateforme pointent par ailleurs plusieurs autres lacunes dans l’étude d’incidence. Notamment en ce qui concerne les batraciens, qui auraient eux aussi été oubliés. La plateforme appelle les citoyens à participer à l’enquête publique. Déjà entamée, elle se termine le 31 mars. 

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