Le permis d'urbanisme de la Grand-Place de Nivelles était valable

Le permis d'urbanisme de la grand-place de Nivelles validé: les commerçants déboutés
Le permis d'urbanisme de la grand-place de Nivelles validé: les commerçants déboutés - © Vincent Fifi

Le Conseil d’Etat vient de débouter, contre l’avis de son auditeur, les commerçants de Nivelles qui réclamaient l’annulation du permis d’urbanisme accordé en 2007 pour rénover la Grand-Place de la cité des Aclots.

C’est la fin d’une longue saga: le Conseil d’Etat a estimé que le permis octroyé par le fonctionnaire délégué de l’urbanisme, le 26 juin 2007, pour rénover la Grand-Place de Nivelles était valable. Dans un premier temps, certains commerçants du centre-ville avaient demandé à la plus haute juridiction administrative de suspendre ce permis mais ils n’avaient pas eu gain de cause.
La majorité MR-CDH avait alors décidé, puisque la procédure le permettait, de passer aux actes et de lancer les travaux qui ont duré plus de deux ans. Mais une épée de Damoclès restait suspendue au-dessus du chantier: si le Conseil d’Etat annulait le permis, il y avait un risque de gel des travaux. Plutôt embêtant dans un centre-ville commerçant… Le risque n’était pas nul puisque l’auditeur du Conseil d’Etat, dont les avis sont souvent suivis, avait recommandé l’annulation du permis !
La situation était moins tendue depuis le mois de septembre dernier: après deux ans de travaux, la Grand-Place rénovée a été inaugurée. Au pire, en cas d’annulation, il aurait donc fallu obtenir un nouveau permis pour régulariser la situation.
Ce ne sera finalement pas le cas, au grand soulagement des membres du collège. Le Conseil d’Etat a estimé que les arguments invoqués par les demandeurs, notamment l’absence d’une étude d’incidence préalable et des informations incomplètes à propos de l’abattage des Tilleuls du centre-ville, n’étaient pas fondés.
"Le Conseil d'Etat a balayé tous ces arguments", a confirmé mardi après-midi Maître Bénédicte Hendrickx, l’avocate de la Région wallonne. "Nous sommes soulagés, c’était un dossier technique et compliqué. Avec l’avocat de la ville, nous nous sommes battus jusqu’au bout pour prouver que le permis octroyé était légal".

VINCENT FIFI

 

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