Le CPAS garant du terrain de hockey à Perwez: l'opposition s'indigne

Le CPAS de Perwez a octroyé une garantie bancaire de plus de 300.000 euros au club de hockey local, le Jaguar.
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Le CPAS de Perwez a octroyé une garantie bancaire de plus de 300.000 euros au club de hockey local, le Jaguar. - © DR

A Perwez, l'opposition s'indigne d'une intervention du CPAS. Le groupe Ensemble (qui regroupe le MR et Ecolo), dans l'opposition, ne comprend pas pourquoi le CPAS a pu octroyer une garantie bancaire de plus de 300.000 euros au club de hockey local, le Jaguar. Un prêt qui doit servir à des travaux de rénovation et d'aménagement d'un nouveau terrain synthétique.

Le club compte 300 membres et a déjà reçu de l'aide par le passé. Mais cette fois, pour l'opposition, le CPAS est sorti de son rôle.

Le jaguar Hockey Club bénéficie en fait d’un terrain appartenant au CPAS pour un euro symbolique. Il reçoit aussi un subside annuel de 12.500 euros, voté à l'unanimité par les autorités communales.

"On va trop loin"

"La garantie, là, c'est aller trop loin !", s’écrie Jordan Godfriaux, chef de groupe du groupe Ensemble à Perwez, qui parle d'un risque bien réel pris par le CPAS. "Ce n’est pas de l’argent qui est mis directement sur la table mais c’est un risque que le cdH local fait prendre au CPAS, sous forme d’une garantie bancaire de 300.000 euros. Plus les intérêts et autres en cas de problèmes ou difficultés de paiement. Il y a eu des avis totalement négatifs de la part du directeur-général du CPAS et de la directrice financière… mais le point est bien passé !" Et voté en solo, selon nos informations, par le cdH.

Un risque mais rien d’illégal

Que répond la présidente du CPAS, Anne Van der Elst, pour expliquer cette prise de risque avec de l'argent public ? Hé bien, elle admet – avec le groupe Ensemble – qu'il y a un risque. Elle note aussi les avis négatifs rendus par le directeur du CPAS et la directrice financière mais souligne que rien n'est illégal. Et ajoute "comme c’est un terrain, on s’est senti obligé d’en rester maître d’une certaine manière, et d’être à la cause du mieux qu’on pouvait. C’est bien dans le cadre du bail emphytéotique sur un terrain du CPAS que le CPAS a été amené à signer l’acte de crédit du Jaguar. Bien sûr, on peut dire que c’est la commune qui aurait dû porter la garantie. Sauf que la banque n’a pas voulu en entendre parler, puisque c’était le CPAS qui était propriétaire du terrain."

Reste la question de départ : un CPAS doit-il se porter garant pour un club sportif ou toute autre association de ce type ? Difficile en tout cas d'y trouver, là, une finalité sociale.

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