Le boum du hockey en Brabant wallon, certains clubs sont proches de la saturation

Les excellentes performances des équipes nationales sont une source de motivation pour tous ceux qui pratiquent déjà le hockey. Elles susciteront aussi de nouvelles vocations parmi les jeunes (et les moins jeunes) qui ne connaissent pas bien ce sport. La fédération belge de hockey compte aujourd’hui 50.000 membres, contre 16.000 à peine il y a 12 ans. Et cette croissance spectaculaire ne va sans doute pas s’arrêter de sitôt.

En Brabant wallon, le club de Louvain-la-Neuve illustre bien ce "boum" du hockey. De 600 membres il y a quatre ans, il est passé à 1.300 aujourd'hui.

"On a déjà tellement grandi que je me demande où cela va s’arrêter, s’interroge Guillaume Wauters, directeur sportif. Les jeunes d’aujourd’hui connaissent ces gars de l’équipe nationale, ils les suivent, ils ont des posters. On a beaucoup plus d’équipes dans les catégories d’âge, ce qui nous permet de séparer les noyaux, d’avoir des noyaux un peu plus forts, des noyaux moyens et des noyaux loisir. Et grâce à ça, on augmente le niveau général, ce qui est l’objectif dans un club formateur comme le nôtre."

"Ce qui me plaît dans le hockey, c’est le dépassement de soi, l’envie d’aller toujours plus loin, d’obtenir de meilleurs résultats, de monter de division, confie Valentine, 24 ans, capitaine de l’équipe dames. Sans oublier l’ambiance de l’équipe. C’est un bonheur de venir aux entraînements et surtout aux matchs."

Bénévolat, encadrement et terrains de qualité

Ce succès, espéré, est évidemment réjouissant, mais il est aussi redouté. Pour qu’un club fonctionne bien, il lui faut une organisation sans faille, ce qui n'est possible qu'avec l'appui de bénévoles (souvent les parents). Sans eux, le hockey n'aurait pas atteint ce niveau en Belgique.

L'encadrement est également crucial. Vu le nombre d'équipes par club (parfois plusieurs dizaines), il faut pouvoir compter sur un grand nombre d'entraîneurs et d'entraîneuses, ce qui n'est pas si simple. Ils sont peu nombreux à être (au moins un peu) rémunérés.

Enfin, il y a la question centrale des infrastructures. Pour être performants, les clubs doivent disposer de terrains et de matériel de qualité. C’est le cas à Louvain-la-Neuve où deux terrains ultra-modernes ont été inaugurés il y a deux ans. Mais l’augmentation du nombre de membres devra s’accompagner de nouveaux investissements.

"On arrive effectivement à la limite, concède Gorka Aguirre, président du club. Nos terrains sont utilisés de manière continue de 16 heures à 23 heures tous les jours de la semaine. Nous allons commencer à chercher un troisième terrain. Donc je lance un appel, Louvain-la-Neuve cherche un espace pour construire. Et si le financement vient avec, c’est encore mieux!"

Sept clubs en Brabant wallon

Et de nouveaux terrains, on en voudrait aussi ailleurs, comme au Rix Hockey Club à Rixensart. Le club, créé il y a seulement cinq ans, compte 750 membres et ne dispose que d’un seul terrain.

En Brabant wallon, le hockey se pratique aussi à Ittre (400 membres), Wavre (plus de 900), Nivelles (environ 1150), Perwez (470) et bien sûr Waterloo. Avec approximativement 1400 membres, le Waterloo Ducks est aujourd’hui le plus grand club de la province. Mais partout, on s’attend à une nouvelle vague d’inscriptions à la rentrée. Et à certains endroits, on est déjà proche de la saturation...

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