Le boum des études de kinésithérapie à l'UCLouvain: 30% d'inscriptions en plus par rapport à l'an dernier

L'UCLouvain compte 31.000 étudiants dont 21.000 à LLN. Il y a environ 4100 inscrits en première année dans les différentes facultés.
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L'UCLouvain compte 31.000 étudiants dont 21.000 à LLN. Il y a environ 4100 inscrits en première année dans les différentes facultés. - © Hugues Van Peel - RTBF

C’est la surprise de la rentrée à l’UCLouvain. Le nombre d’inscrits en kinésithérapie a augmenté de façon spectaculaire: +30% par rapport à la même date l’an dernier. Et ce n’est peut-être pas terminé, car les inscriptions ne sont pas encore clôturées.

A ce stade, sur les 4100 étudiants inscrits en première année dans les différentes facultés, 326 ont choisi les études de kiné. "Ces études rencontrent un grand succès chaque année, mais cette progression de 30% est vraiment surprenante", reconnaît Didier Lambert, vice-recteur aux affaires étudiantes.

De la médecine à la kiné?

Le fameux examen d’entrée en médecine et dentisterie expliquerait en partie le succès croissant de la kiné. "Les études de kinésithérapie, un peu comme les études de médecine, conservent un lien fort avec le patient, poursuit Didier Lambert. Et donc certains qui ne souhaitent pas faire l’examen d’entrée, ou qui ont échoué à l’examen d’entrée, se redirigent vers les études de kinésithérapie. Ce sont des réorientations assez classiques en fait".

Pour l’université, une augmentation si importante du nombre d’étudiants dans une filière va nécessiter quelques ajustements. "En ce qui concerne les infrastructures, on a déjà des dispositifs pour dédoubler les cours, soit pour permettre de les podcaster ou pour faire du streaming. Mais on n’a pas de grande inquiétude. Et en ce qui concerne les stages, nous avons deux cliniques universitaires: les cliniques universitaires Saint-Luc et le CHU UCL Namur. Nous n’avons pas trop de difficultés à trouver des places dans ces deux établissements".

Il faut encore rappeler que les études de kinésithérapie sont soumises à un contingentement: le nombre d’étudiants non-résidents ne peut excéder 30% du nombre total d’étudiants inscrits pour la première fois dans cette filière. Parmi ces étudiants non-résidents figurent à nouveau une grande majorité de Français.

Les filières scientifiques progressent également

Enfin, d’autres filières connaissent également une progression notable du nombre d’inscrits: +10% pour les sciences économiques et de gestion, ainsi que pour les études d’ingénieur de gestion, l’architecture et les bioingénieurs. Dans les filières scientifiques, on observe 11% d’étudiants en plus en chimie et 15% en mathématiques.

"Les signaux sont au vert pour les filières scientifiques, se réjouit Didier Lambert. Il y a quelques années encore, les vocations manquaient. Mais il y eu un travail de sensibilisation avec différentes initiatives comme le Printemps des Sciences. Je pense aussi que les questions climatiques et environnementales amènent un lot de questions scientifiques. Et pour arriver au master en sciences de l’environnement par exemple, un bachelier dans une discipline scientifique est un bon départ."

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