La tour-hôtel de Wavre refait surface, nouvelle demande de permis après les élections

La tour-hôtel reliftée serait moins haute mais plus large que la première.
La tour-hôtel reliftée serait moins haute mais plus large que la première. - © Tous droits réservés

Le projet de tour-hôtel verra-t-il le jour à Wavre, sur le site de l’ancienne vinaigrerie juste à côté de l’autoroute E411? Les promoteurs ont rencontré les autorités communales cette semaine pour faire le point sur le dossier. Et ils comptent bien déposer prochainement une nouvelle demande de permis.

Cette demande sera introduite juste après les élections communales. Pas question de risquer de polluer la campagne avec un dossier sensible, potentiellement explosif pour la majorité. On se souvient qu’en 2017, le permis que la ville avait accordé pour la construction de cet hôtel avait été sèchement recalé par le ministre wallon Carlo Di Antonio, après le dépôt d’une série de recours.

L’annulation du permis n’a donc pas découragé les promoteurs. Pendant des mois, ils ont retravaillé leur projet. Le bâtiment qu’ils ont imaginé est moins haut que le premier (94 mètres au lieu de 120), mais un un peu plus large, afin de pouvoir y mettre tout ce qui était prévu initialement (204 chambres, 14 apparts-hôtels, une piscine, une salle de sport, un sauna, quelques bureaux et salles de séminaires).

Deux écueils de taille: la mobilité et l'affectation du sol

Si les promoteurs sont déterminés à introduire une demande de permis, on peut penser que leur projet a reçu un accueil plutôt favorable des autorités communales. Mais il reste tout de même deux obstacles importants. Le premier concerne la mobilité. L’endroit où serait construit l’hôtel, à proximité de plusieurs écoles et d’un passage à niveau, est souvent congestionné. Les promoteurs ne pourront pas tout régler eux-mêmes mais ils proposent de financer l’aménagement d’un carrefour sécurisé, des discussions sont en cours pour identifier les besoins. Ils expliquent aussi que de toute façon, l’hôtel n’aggravera pas les problèmes existants, car les pics d’activité de l’hôtel n’ont pas lieu exactement aux heures de pointe.

Le deuxième problème, c’est l’affectation du sol. Le terrain choisi se trouve en zone d’activité économique, ce qui ne permet pas la construction d’un hôtel selon le fonctionnaire délégué. Question d’interprétation répliquent les promoteurs qui mettent en avant la jurisprudence du conseil d’Etat. Ils espèrent que le ministre les suivra sur ce point. Mais aujourd’hui, ils n’en ont pas la certitude.

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