L'UCLouvain renonce aux points négatifs dans les questionnaires à choix multiples

L’UCLouvain serait la première université à renoncer aux points négatifs en Fédération Wallonie-Bruxelles.
L’UCLouvain serait la première université à renoncer aux points négatifs en Fédération Wallonie-Bruxelles. - © Benoît Doppagne

L’UCLouvain révise sa manière d’évaluer le niveau de connaissance de ses étudiants. Et c’est une petite révolution. Dès la session du mois de janvier, c’en sera fini des points négatifs dans les questionnaires à choix multiples. Le système n’est pas jugé efficace. Par la prise de risque que représente chaque question, il pénaliserait même les étudiants prudents ou qui n’ont pas confiance en eux, par rapport à ceux qui n’ont pas peur de jouer.

"On a des étudiants qui maîtrisent très bien leur matière et qui, si on les interrogeait d’une autre façon, nous montreraient à quel point ils survolent presque la matière, explique Emilie Malcourant, conseillère pédagogique au Louvain Learning Lab, le laboratoire de pédagogie active de l’université. Mais le simple fait de se retrouver dans une logique de points négatifs les paralyse, et donc ils n’osent plus répondre de peur de se voir retirer des points. Puis il y a d’autres étudiants qui n’ont presque pas étudié, qui n’ont donc rien à perdre et qui peuvent parfois mieux réussir que des étudiants qui maîtrisent très bien la matière."

Limiter autrement l’effet du hasard

Les points négatifs ont pour but d’atténuer le facteur chance dans un QCM en poussant les étudiants à ne répondre qu’aux questions pour lesquelles ils sont certains d’avoir la bonne réponse. Cette manière de procéder a donc ses limites.

A l’avenir, les professeurs qui le souhaitent pourront toujours interroger leurs élèves avec des QCM, mais l’université va leur apprendre à rédiger leur questionnaire différemment, pour se passer des points négatifs tout en limitant l’effet du hasard. Comment faire ? Par exemple en posant plus de questions sur une même matière, ou en proposant plusieurs réponses possibles pour chaque question.

Calculs et stratégies

Les étudiants devront toujours se creuser les méninges, mais ils n’auront plus de petits calculs à faire. La seule stratégie sera dorénavant de répondre aux questions.

"Le seul poids que l’étudiant aurait sur les épaules, ce serait de démontrer qu’il maîtrise les compétences et les connaissances du cours. On ne pourra plus dire qu’on maîtrisait un cours mais qu’on n’a pas eu la bonne stratégie."

Sujet du JT du 01/12/2020

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