Judo: deux ans après la faillite de l'entrepreneur, la construction du dojo fédéral va enfin reprendre à Louvain-la-Neuve

Adossé au centre sportif du Blocry à LLN, le dojo fédéral sera normalement inauguré au début de l'été 2020.
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Adossé au centre sportif du Blocry à LLN, le dojo fédéral sera normalement inauguré au début de l'été 2020. - © Hugues Van Peel - RTBF

Tout vient à point à qui sait attendre. L’adage s’applique parfaitement à la Fédération francophone de Judo (12.000 membres tout de même!) qui va enfin pouvoir reprendre en main la construction du dojo fédéral à Louvain-la-Neuve. Le chantier, lancé en 2015, avait été interrompu en 2017 en raison de la faillite de l'entrepreneur général, la société Théret.

"Avec la réglementation sur les marchés publics, nous avons été obligés de prendre le moins-disant qui respectait le cahier des charges, explique Jean Gretry, secrétaire général. L’entreprise Théret était même la seule à avoir remis une offre inférieure à 1,5 million d’euros (NDLR: hors TVA), le suivant était un peu au-dessus. Cela s’est joué à presque rien. Mais il s’est avéré que cette entreprise n’était pas la meilleure."

Reprise des travaux fin novembre

Cela fait deux ans que la Fédération francophone de Judo est en pourparlers avec la curatelle, les experts en bâtiments, les sous-traitants et InfraSports, l’organe subsidiant, pour déterminer précisément les travaux qui doivent encore être réalisés. Et aujourd'hui, les feux sont au vert.

"Notre bureau d’architectes sait maintenant dans quelles conditions il doit travailler. Il établit le cahier des charges et d’ici la mi-octobre, on pourra lancer l’appel d’offres restreint."

Une fois que les entrepreneurs auront été choisis, le chantier pourra donc reprendre, sans doute vers la fin du mois de novembre. Que reste-t-il à faire? Essentiellement des travaux d’électricité, de plomberie, de menuiserie, de peinture et de plafonnage. Et bien sûr le gros morceau, l’aménagement du dojo proprement dit, la grande salle d’entraînement qui est pour l’instant à l’état brut.

Rectifier les malfaçons

Mais en plus de ces travaux, il faudra aussi corriger les malfaçons constatées à plusieurs endroits. Ainsi, la fosse qui doit accueillir le tatami est trop profonde et pas assez longue, une rectification s’impose. Cela dit, tout ce qui a été mal fait ne sera pas forcément modifié.

"Les fenêtres qui sont mal placées resteront mal placées, poursuit Jean Gretry. Si on veut les replacer correctement, comme on ne peut plus se retourner vers l’entreprise générale, ce sera à nos frais. Donc on va corriger les malfaçons qui ont une importance pour l’infrastructure qu’on veut mettre en place et on va fermer les yeux sur certains détails."

Si tout se passe bien, les travaux devraient durer cinq mois. On nous dit que le champagne est déjà au frais pour une inauguration du centre d'entraînement l’été prochain, avec trois ans et demi de retard sur le calendrier initial.

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