Inauguration de La Sucrerie à Wavre: le nouveau hall culturel polyvalent, symbole d'une ville ouverte et ambitieuse

Derniers ajustements dans la grande salle de spectacle avant l'inauguration prévue ce samedi.
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Derniers ajustements dans la grande salle de spectacle avant l'inauguration prévue ce samedi. - © Hugues Van Peel - RTBF

Ce sera incontestablement l’événement de l’année à Wavre: ce samedi aura lieu l’inauguration du nouveau hall culturel polyvalent de la ville, baptisé La Sucrerie en référence au passé industriel du site où il a été construit, le long de la ligne ferroviaire.

Ce bâtiment gigantesque, situé à deux pas des commerces et restaurants du centre, a coûté 28 millions d’euros: sept millions pris en charge par la Province du Brabant wallon, le reste financé par la ville (environ six millions sur fonds propres, le solde via un emprunt). C’est donc un projet d’une envergure inédite pour la ville.

"Je revendique cette ambition, déclare Françoise Pigeolet, bourgmestre de Wavre. C’est un signal fort qui doit être donné. Rester riquiqui et faire ce qui se fait ailleurs n’est pas productif à mon sens. D'emblée, la volonté a été de faire un outil complémentaire à ce qui existe ailleurs. Notre objectif n’est pas de concurrencer des espaces culturels ou événementiels qui existent dans la province. Donc il fallait offrir autre chose."

Polyvalence et modularité

De fait, La Sucrerie n’est pas qu’un centre culturel. Certes, on y proposera du théâtre, des concerts, des spectacles ou des séances de cinéma. Mais la modularité de ses espaces permettra d’y organiser d’autres choses: événements d’entreprises, congrès ou foires commerciales. Le secteur associatif local et le monde économique pourront aussi investir les lieux.

"C’est un lieu qui s’est voulu, dès le départ, tout à fait polyvalent, explique Patrick de Longrée, directeur de La Sucrerie. Donc on peut y inscrire une multitude d’activités, de la plus petite à la plus grande. Avoir un lieu comme celui-là au cœur du Brabant wallon, ça va agiter le cocotier. Je suis persuadé que les entreprises et les spectateurs vont s’y retrouver."

Architecturalement, le hall en impose et dénote par rapport au bâti traditionnel de Wavre. "C’est une construction constituée de cubes emboîtés qui définissent bien cette polyvalence possible, poursuit Patrick de Longrée. On ouvre ou on ferme des portes et des cloisons mobiles. Le fleuron, c’est une immense salle de 850 places assises avec un gradin qu’on peut replier, ce qui dégage un espace qui permet d’accueillir jusqu’à 1500 spectateurs debout pour un concert par exemple. Face au public, une scène spacieuse très bien équipée. Et à l’étage, une deuxième salle de 250 places pour des projections de cinéma".

Au rez-de-chaussée et à l’étage, des salles de réunion ou des espaces modulables pour l’événementiel. La Sucrerie dispose également d’un restaurant.

Un outil pour Wavre et la région

Avec La Sucrerie, Wavre s’est dotée d’un outil qui va rayonner bien au-delà de ses frontières. "Ce hall constitue vraiment un symbole d’ouverture de Wavre, estime la bourgmestre. La ville s’affiche vraiment de manière volontaire comme une ville qui a de l’ambition et qui veut s’ouvrir vers l’extérieur plutôt que de se recroqueviller."

Le nouveau hall culturel polyvalent est présenté comme le premier maillon du renouveau de la ville de Wavre. Reste maintenant à concrétiser les autres (et ça prendra du temps): notamment la piscine qui doit être construite à proximité, l’embellissement de la rue de l’Ermitage qui mène à la Sucrerie, et la connexion directe vers le centre-ville pour les piétons, au-dessus ou en-dessous des voies de chemin de fer (via une passerelle ou un tunnel). C’est certain, Wavre n’en a pas fini avec les chantiers d’envergure.

Ce samedi, le grand public, de Wavre ou d’ailleurs, est donc invité à venir découvrir la Sucrerie de 14h à 18h. De nombreuses activités seront organisées pour l’occasion, en prélude à une semaine complète d’animations. Parmi les artistes à l’affiche du 10 au 17 novembre figurent Kid Noize, Henri Dès, Alice on the Roof et Cécile Djunga.

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