Grève dans les prisons: motion pour un service minimum dans la zone Nivelles-Genappe

La prison de Nivelles
La prison de Nivelles - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Le conseil de la zone de police Nivelles-Genappe a voté mardi soir à l'unanimité une motion qui a été envoyée au gouvernement fédéral. Proposé par le conseiller de police nivellois Benoit Giroul (MR), le texte demande notamment que les autorités fédérales poursuivent les négociations sur les problèmes rencontrés par les agents pénitentiaires, envisage de confier à d'autres instances que la police locale le remplacement des gardiens en grève, et étudie avec les syndicats l'instauration d'un service minimum dans les prisons en cas de grève.

La motivation de la motion votée à l'unanimité par les conseillers de police rappelle les problèmes qu'engendre l'envoi quotidien de plus d'une dizaine d'agents de la police locale pour remplacer les gardiens grévistes à la prison de Nivelles.

"Cette mobilisation massive de policiers locaux, bien qu'appuyés en partie par la police fédérale ou les autres zones de police de la province, détourne les policiers locaux de leurs missions de base, supprimant régulièrement des équipes d'intervention, de l'accueil sur le site central ou local, des agents de quartier ou des équipes d'enquête. Ce qui met dès lors à mal le service aux citoyens et aux autorités locales (...). La surveillance au sein de la prison de personnes ayant fait l'objet d'une arrestation par les policiers de la zone n'est pas gage de sérénité", précise la motion.

La grève à la prison de Nivelles a déjà coûté plus de 42 000 euros à la police locale

Le chef de corps de la zone de police, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman, a dressé un bilan des deux semaines de grève dans l'établissement pénitentiaire nivellois. Malgré les renforts de la police fédérale et d'autres zones de police du Brabant wallon, plus de 1.000 heures ont déjà été prestées à la prison par les agents de la zone Nivelles-Genappe, soit un coût de plus de 42 000 euros.

"En 2015, la zone de police avait fourni 450 heures de travail à la prison à la suite des grèves, soit 16 000 euros. Cette année, je n'ai le décompte des heures que jusque dimanche soir. Pour cette première grève de l'année, on en était à 1.080 heures. Ce qui représente un coût de 42 000 euros", a précisé le commissaire divisionnaire Neyman.

Le relevé de ces coûts pour la zone de police sera envoyé pour information au gouvernement fédéral. Tout comme une motion votée à l'unanimité demandant notamment d'envisager de confier à d'autres instances que la police locale le remplacement des gardiens grévistes. A défaut de mesures structurelles rapides, le conseil de police demande la fourniture de moyens financiers ou humains supplémentaires à la zone Nivelles-Genappe.

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